Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Marine Le Pen doit restituer 300.000 euros au Parlement européen

Marine Le Pen doit rembourser près de 300.000 euros d'ici ce mardi soir au Parlement européen pour avoir rémunéré comme assistante parlementaire Catherine Griset à une époque où celle-ci était la secrétaire, puis la chef de cabinet de la dirigeante du Front national, a-t-on appris de source proche du Parlement.

Faute de s'être acquittée de cette somme réclamée par une lettre envoyée par le Parlement mi-décembre, la présidente du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) pourrait se voir retirer la moitié de son salaire et de ses indemnités journalières, ainsi que la totalité de ses frais généraux.

Une seconde lettre de recouvrement a été adressée à la présidente du Front national, pour un montant d'environ 40.000 euros correspondant à l'emploi comme assistant parlementaire de son garde du corps, pendant quelques mois. L'échéance tombe en février.

"L'administration du Parlement a eu plusieurs entretiens avec Marine Le Pen pour qu'elle se justifie, mais ses arguments n'ont pas convaincu", a confié la source à Reuters.

Les demandes du Parlement font suite à une enquête de l'Olaf, l'Office européen de lutte antifraude.

Celui-ci a été saisi en mars 2015 par le Parlement européen de soupçons de fraudes relatives aux conditions d'emploi de vingt assistants parlementaires du Front national.

L'affaire était alors qualifiée par un porte-parole du Parlement de "première" à cette échelle dans l'histoire de l'institution.

Le parquet de Paris a lui-même ouvert une information judiciaire sur cette affaire le 15 décembre dernier.

Elle porte, "contre personne non dénommée", sur les chefs "d'abus de confiance et recel d'abus de confiance, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé".

Marine Le Pen doit rembourser près de 300.000 euros d'ici ce mardi soir au Parlement européen pour avoir rémunéré comme assistante parlementaire Catherine Griset à une époque où celle-ci était la secrétaire, puis la chef de cabinet de la dirigeante du Front national, a-t-on appris de source proche du Parlement.
Faute de s'être acquittée de cette somme réclamée par une lettre envoyée par le Parlement mi-décembre, la présidente du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) pourrait se voir retirer la moitié de son salaire et de ses indemnités journalières, ainsi que la totalité de ses frais généraux.
Une seconde lettre de recouvrement a été adressée à la présidente du Front national, pour un montant d'environ 40.000 euros correspondant à l'emploi comme assistant parlementaire de son garde du corps,...