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Moyen Orient et Monde - France/Primaire Socialiste

Hamon désigné, la présidentielle est bien lancée

Le candidat de la gauche devrait s'entretenir avec François Hollande dans la semaine.

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le candidat de la gauche Benoît Hamon, hier, lors d’une rencontre à Matignon. Philippe Lopez/AFP

Grand vainqueur de la primaire organisée par le PS, Benoît Hamon s'est attelé dès hier au rassemblement d'une gauche éclatée. Avec l'épilogue de la primaire de la « Belle alliance populaire », le PS a son candidat. Sur la ligne de départ, Benoît Hamon rejoint François Fillon, comme lui largement désigné mais empêtré aujourd'hui dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope (voir par ailleurs).
Prochaine date butoir : le 17 mars, date limite pour le dépôt par les candidats des 500 parrainages nécessaires auprès du Conseil constitutionnel. D'ici là, au centre, François Bayrou (MoDem) devrait rapidement dévoiler ses intentions.
Mais c'est à gauche et chez les « progressistes », de Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron en passant désormais par Benoît Hamon, que l'incertitude reste la plus grande quant à une volonté de rassemblement. Pour M. Hamon, cela débute par l'unification de son propre parti, traversé par d'importantes fractures.
Sèchement battu, Manuel Valls a promis sa loyauté mais devrait s'effacer. Il sera d'ailleurs absent lors de l'investiture du vainqueur dimanche à la Mutualité à Paris.
Hier après-midi, M. Hamon a rencontré le chef du gouvernement Bernard Cazeneuve à Matignon, pour 1h30 d'entrevue sur le thème de l'ouverture entre deux fractions de la gauche socialiste. Le Premier ministre n'avait pas explicitement appelé à voter pour Manuel Valls mais avait écarté de voter pour un candidat ayant dénigré l'action du président Hollande. La gauche « ne réussira pas sans assumer le bilan du quinquennat de François Hollande », a ainsi prévenu le Premier ministre, qui a fait passer ce message « en toute franchise, clairement, nettement à Benoît Hamon ». « Je maintiens le cap de ce que je propose, l'horizon que j'ai dessiné », a répondu M. Hamon, même si « évidemment que je m'enrichirai des uns et des autres ». Il a appelé autant à « s'arracher aux solutions du passé » qu'à ne pas « tout remettre en cause ».
M. Hamon, ancien ministre de l'Économie solidaire (2012-2014) puis éphémère ministre de l'Éducation (avril-septembre 2014), s'entretiendra aussi dans la semaine avec François Hollande – « a priori jeudi », selon l'entourage du député, qui avait appelé le chef de l'État dimanche soir.

Rencontre Hamon-Jadot
Malgré cette tentative affichée d'unité, une partie des soutiens de Manuel Valls pourrait être tentée de rejoindre Emmanuel Macron, alors que l'ancien ministre de l'Économie a engrangé hier le ralliement de Pierre Bergé, 86 ans, proche du président François Mitterrand en 1981 puis soutien financier et médiatique du PS.
Le député François Loncle a jugé dimanche soir « inacceptable et invendable » le programme de M. Hamon, suivi hier par René Dosière qui a annoncé qu'il « ne voterai(t) pas Benoît Hamon » à la présidentielle. Un autre député PS, Alain Calmette, a franchi le pas en apportant officiellement dès dimanche son soutien à M. Macron.
Selon le député Philippe Doucet, membre du « Pôle des réformateurs » et proche de Manuel Valls, il devrait y avoir « moins d'une dizaine » de députés, sur la cinquantaine que compte le pôle, à rejoindre Emmanuel Macron. Vendredi, des députés de l'aile droite du PS envisageaient ouvertement un « droit de retrait » en cas de défaite de leur champion, scénario qui sera probablement au menu de la réunion du groupe PS ce matin à l'Assemblée. Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement En Marche !, a jugé hier que « tous les soutiens sont les bienvenus », mais averti qu'Emmanuel Macron « entend bien garder (son) cap ».
Selon son entourage, M. Hamon ne devrait s'entretenir ni avec M. Macron ni avec M. Mélenchon cette semaine. En revanche, une rencontre avec Yannick Jadot est prévue, probablement « mardi matin », en pointant qu'il y avait « d'importantes convergences » avec le candidat écologiste.
Hier matin, M. Jadot a souhaité construire avec Benoît Hamon « une dynamique » dépassant leurs partis respectifs et invité le vainqueur de la primaire à « s'émanciper » de sa famille d'origine pour se lancer « dans la grande aventure écologiste et sociale ». M. Mélenchon, en campagne depuis près d'un an, a surtout vu dans ce résultat de dimanche un premier « fruit » de son « hégémonie culturelle ».
(Source : AFP)

Grand vainqueur de la primaire organisée par le PS, Benoît Hamon s'est attelé dès hier au rassemblement d'une gauche éclatée. Avec l'épilogue de la primaire de la « Belle alliance populaire », le PS a son candidat. Sur la ligne de départ, Benoît Hamon rejoint François Fillon, comme lui largement désigné mais empêtré aujourd'hui dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope (voir par ailleurs).Prochaine date butoir : le 17 mars, date limite pour le dépôt par les candidats des 500 parrainages nécessaires auprès du Conseil constitutionnel. D'ici là, au centre, François Bayrou (MoDem) devrait rapidement dévoiler ses intentions.Mais c'est à gauche et chez les « progressistes », de Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron en passant désormais par Benoît Hamon, que l'incertitude reste la...
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