« Le déficit d’EDL n’est pas le résultat de gaspillage, mais est bien causé par des facteurs exogènes », a affirmé EDL dans un communiqué. Photo PHB
Électricité du Liban (EDL) a annoncé hier avoir reçu des transferts du Trésor d'environ 930 millions de dollars en 2016, en baisse de 55 % par rapport à 2014, soit avant le début de la baisse des prix du pétrole. « Plus de 98 % des transferts du Trésor à EDL sont directement liés aux fluctuations des cours du pétrole sur le marché international », a indiqué EDL dans un communiqué.
« Cette baisse des transferts a été enregistrée malgré l'augmentation de la production d'électricité de (5 %) entre 2014 et 2016, à 13 129 gigawatts par heure. Et ce pour répondre à la hausse de la demande en énergie, notamment en raison de l'afflux des réfugiés syriens », a déclaré l'établissement. « Le déficit d'EDL n'est pas le résultat de gaspillage, mais est bien causé par des facteurs exogènes. Le fait que l'État participe à la compensation de ce déficit est également une manière de soutenir les citoyens à travers la subvention des tarifs de l'électricité établis en 1994, à 15 dollars par baril, pour combler la différence entre le coût de la production et le prix de vente de l'énergie », a poursuivi EDL.
Les transferts à EDL constituent la troisième plus importante des dépenses budgétaires globales (8,4 % du total en 2015, à 1,14 milliard de dollars), après celle du service de la dette (34,6 %) et des salaires (34,7 %). De nombreuses institutions financières internationales, comme le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale, exhortent régulièrement les pouvoirs publics à mener des réformes structurelles incluant notamment une suppression de la subvention des tarifs de l'électricité, pour assainir les finances publiques.

