Le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a estimé lundi que l'Union européenne, avec ses propres murs, n'était pas en position de juger le décret anti-immigration controversé pris par le président américain Donald Trump.
L'Europe "n'est pas bien placée pour donner son avis sur les choix des autres. Ou alors c'est que nous voulons oublier qu'en Europe aussi on érige des murs", a déclaré M. Alfano dans un entretien au quotidien Il Corriere della Sera.
En revanche, l'Italie, "championne du monde des sauvetages en Méditerranée" et de l'accueil des réfugiés, peut se prévaloir de son expérience pour assurer au monde que "la sécurité et la solidarité peuvent aller de pair", ajoute-t-il.
"Notre vision est différente (de celle de M. Trump) et s'est révélée gagnante jusqu'à présent sur le plan de la sécurité: pas d'amalgame entre migration et terrorisme et attention aux cas concrets", a expliqué le chef de la diplomatie italienne, qui était ministre de l'Intérieur jusqu'à décembre.
M. Trump a signé vendredi un décret interdisant pendant trois mois l'entrée aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays musulmans --Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen --, provoquant une foule de manifestations et un tollé international.
L'Europe "n'est pas bien placée pour donner son avis sur les choix des autres. Ou alors c'est que nous voulons oublier qu'en Europe aussi on érige des murs", a déclaré M. Alfano dans un entretien au quotidien Il Corriere della Sera.
En revanche, l'Italie, "championne du monde des sauvetages en Méditerranée" et de l'accueil des réfugiés, peut se prévaloir de son expérience pour assurer au monde que "la sécurité et la solidarité peuvent aller de pair", ajoute-t-il."Notre vision est différente (de celle de M. Trump) et s'est révélée gagnante jusqu'à présent sur le plan de...


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