Un militant pakistanais des droits de l'homme disparu depuis plus de deux semaines comme quatre autres blogueurs est rentré chez lui, ont annoncé samedi sa famille et la police.
Le professeur Salman Haider, poète et universitaire qui avait disparu à Islamabad le 6 janvier, est "sain et sauf", a déclaré à l'AFP un membre de sa famille, confirmant des informations de source policière.
Les quatre autres militants disparus sans laisser de trace presque simultanément début janvier restent introuvables et aucune revendication n'a été formulée. Il s'agit de Waqas Goraya, Aasim Saeed et Ahmad Raza Naseer, disparus dans diverses villes pakistanaises entre le 4 et le 7 janvier et de Samar Abbas, disparu quelques jours plus tard.
L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a évoqué une implication d'agents étatiques mais le gouvernement a démenti. Les Nations unies et Amnesty International ont aussi exprimé leur inquiétude.
A mesure que la société civile se mobilisait pour les disparus, les accusations de blasphème à l'encontre de ces militants se sont multipliées sur les réseaux sociaux, déclenchant un flot de menaces qui reviennent à des appels au meurtre dans ce pays très conservateur.
Au moins 17 personnes sont dans le couloir de la mort après avoir été condamnées pour blasphème et nombre d'autres sont assassinées après de simples allégations.
Les défenseurs des droits de l'homme critiquent de longue date la loi punissant le blasphème, héritée de la colonisation britannique et souvent détournée pour régler des conflits personnels.
Le Pakistan a connu une vague de disparitions forcées depuis une dizaine d'années mais elles ont été principalement confinées aux zones de conflit près de la frontière afghane ou au Balouchistan où combattent des séparatistes.
Selon les groupes de défense des droits de l'homme, les militants de la société civile comme les journalistes se trouvent régulièrement mis sous pression à la fois par les services de sécurité et les groupes extrémistes armés, dont les talibans.
Le professeur Salman Haider, poète et universitaire qui avait disparu à Islamabad le 6 janvier, est "sain et sauf", a déclaré à l'AFP un membre de sa famille, confirmant des informations de source policière.
Les quatre autres militants disparus sans laisser de trace presque simultanément début janvier restent introuvables et aucune revendication n'a été formulée. Il s'agit de Waqas Goraya, Aasim Saeed et Ahmad Raza Naseer, disparus dans diverses villes pakistanaises entre le 4 et le 7 janvier et de Samar Abbas, disparu quelques jours plus tard.
L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a évoqué une implication d'agents...


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