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Économie

Wall Street sous l’influence des évolutions politiques

La Grande-Bretagne quitte l'Union européenne, un protectionniste se retrouve à la Maison-Blanche et un des candidats principaux de l'élection présidentielle française souhaite sortir de l'euro. Pourtant, paradoxalement, les investisseurs ont conclu que le monde devient moins risqué. Résultat: un appétit pour les actions comme nous pouvons le constater avec le record historique du Dow Jones Industrial Average mercredi. Ce qui a changé est la façon dont les investisseurs évaluent l'équilibre entre les risques à la hausse et à la baisse. Leurs inquiétudes au sujet du protectionnisme de M. Trump ou de la menace croissante des mouvements populistes européens contre l'euro sont compensées par l'inclinaison probusiness des choix de cabinet de M. Trump; la perspective d'une augmentation des dépenses d'infrastructure et de la baisse des impôts, ainsi que l'essor des producteurs de pétrole des États-Unis depuis que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et plusieurs autres pays ont accepté de réduire la production pour augmenter les prix. Les investisseurs préfèrent investir dans les actions plutôt que dans les obligations, privilégiant le risque au niveau des rendements. Ceci s'explique en partie par le fait que, contrairement à Barack Obama, Donald Trump prévoit d'assouplir les réglementations au niveau des marchés financiers. Les investisseurs ne doivent pas oublier que le protectionnisme imposé par M. Trump aux partenaires commerciaux étrangers pourrait constituer un handicap au niveau de l'économie locale aux États-Unis. En effet, dans le cas où les entreprises rapatrieraient leurs productions de l'étranger, cela pourrait stimuler, temporairement, les investissements et les emplois. Le vrai problème est que le protectionnisme signifie que les produits étrangers ne sont pas aussi facilement disponibles pour satisfaire les fortes dépenses des ménages, ce qui entraîne une pression inflationniste ainsi que des taux d'intérêt plus élevés. Elle perturbe également la coopération internationale et déstabilise les relations géopolitiques. Cela signifie que la prochaine décennie sera difficile pour les sociétés Blue-Chips. Les investisseurs devraient suivre de proche et s'adapter aux prochaines perspectives politiques et économiques.

Cet article est réalisé par Fidus

La Grande-Bretagne quitte l'Union européenne, un protectionniste se retrouve à la Maison-Blanche et un des candidats principaux de l'élection présidentielle française souhaite sortir de l'euro. Pourtant, paradoxalement, les investisseurs ont conclu que le monde devient moins risqué. Résultat: un appétit pour les actions comme nous pouvons le constater avec le record historique du Dow Jones Industrial Average mercredi. Ce qui a changé est la façon dont les investisseurs évaluent l'équilibre entre les risques à la hausse et à la baisse. Leurs inquiétudes au sujet du protectionnisme de M. Trump ou de la menace croissante des mouvements populistes européens contre l'euro sont compensées par l'inclinaison probusiness des choix de cabinet de M. Trump; la perspective d'une augmentation des dépenses d'infrastructure et de la...
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