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Sport - Handball - Mondial 2017

Une occasion en or pour les Français...

La Croatie, grande nation du handball (double championne olympique en 1996 et 2004 et championne du monde en 2003), a battu l’Espagne. Pascal Guyot/AFP

Après la tempête nordique, une autoroute dégagée jusqu'au trophée ? Les handballeurs français ont en tous les cas une superbe opportunité de rallier la finale de « leur » Mondial, ce soir à Paris, où la Slovénie ne semble pas en mesure de ruiner leurs plans.
En remportant une rude bataille contre la Suède (33-30), mardi près de Lille, les Bleus ont-ils fait le plus dur? L'entraîneur Didier Dinart a dit lui-même que « c'était peut-être une finale avant la lettre ». Tout est dans le « peut-être »... Le souvenir des JO de Rio et la défaite inattendue, en finale, contre le Danemark (26-28) sont encore trop frais pour que l'ex-muraille de la défense française ne se montre pas prudent. Au Brésil aussi, la bande de Nikola Karabatic paraissait avoir fait le plus dur en venant à bout de l'Allemagne renaissante (29-28) en demi-finale. C'était avant de chuter contre Mikkel Hansen et ses partenaires, qu'elle avait pourtant tant fait souffrir ces dernières années.
Mais au Mondial, les deux plus sérieux rivaux des tenants du titre sont tombés avant les quarts. Alors quelle équipe à ce stade a les armes, sur le papier, pour empêcher les Bleus de se parer d'une 6e couronne planétaire ? Il reste la Croatie, une grande nation, double championne olympique (1996, 2004) et championne du monde en 2003. Les joutes avec l'équipe des Balkans ont alimenté le livre d'or de l'équipe de France en bonnes histoires. Si elle est en reconstruction et que les Bleus l'ont souvent battue dans les matches couperets lors des neuf dernières années, elle n'en reste pas moins capable de tout, comme l'a montré sa victoire contre l'Espagne (30-29).

De vieux amis
Tous les ingrédients semblent réunis pour que l'ex-POPB (AccorHotels Arena) accueille, dimanche, un grand classique du handball. À moins que la Norvège, en plein essor, ne trouble l'ordre établi et que la Slovénie ne réussisse un exploit monumental contre la troupe française. Après la marée humaine du stade Pierre-Mauroy (28 000 spectateurs), les Bleus auront tout Bercy (15 500 spectateurs) derrière eux pour cette demi-finale. Ce sera le 3e duel en moins de trois semaines face à l'équipe slovène. Les deux précédents avaient tourné en leur faveur, lors de la préparation à Toulouse (29-27), puis Montpellier (33-26). Alors, facile ? Au niveau de l'expérience et du palmarès, il n'y a pas photo. La Slovénie n'a remporté qu'une médaille – en argent – dans sa jeune histoire, à domicile lors de l'Euro 2004, alors que les Français ont gagné sept des onze dernières grandes compétitions.
La « Suisse des Balkans » est toutefois sur la voie ascendante depuis les Jeux de Rio, grâce un noyau dur habitué à la Ligue des champions. Parmi les meilleurs éléments de l'équipe: les gauchers de Montpellier Jure Dolenec et Vid Kavticnik, qui connaissent le jeu français sur le bout des doigts. Deux autres, l'arrière gauche Borut Mackovsek et le pivot Matej Gaber, ont aussi joué dans l'Hérault. « On va retrouver Mika Guigou, William Accambray, Titi (Omeyer), des joueurs avec qui on a déjà joué. Avec Niko (Karabatic), on se parle presque chaque jour, on échange, mais là, c'est la compétition », prévient Kavticnik, doyen de son équipe (32 ans), dont l'amitié avec Karabatic est née à Kiel (Allemagne).

(Source : AFP)

Après la tempête nordique, une autoroute dégagée jusqu'au trophée ? Les handballeurs français ont en tous les cas une superbe opportunité de rallier la finale de « leur » Mondial, ce soir à Paris, où la Slovénie ne semble pas en mesure de ruiner leurs plans.En remportant une rude bataille contre la Suède (33-30), mardi près de Lille, les Bleus ont-ils fait le plus dur? L'entraîneur Didier Dinart a dit lui-même que « c'était peut-être une finale avant la lettre ». Tout est dans le « peut-être »... Le souvenir des JO de Rio et la défaite inattendue, en finale, contre le Danemark (26-28) sont encore trop frais pour que l'ex-muraille de la défense française ne se montre pas prudent. Au Brésil aussi, la bande de Nikola Karabatic paraissait avoir fait le plus dur en venant à bout de l'Allemagne renaissante...
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