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Santé - Santé De L’Homme

Cancer de la prostate : l’imagerie pour éviter des biopsies inutiles

Selon une étude parue dans « The Lancet », l'IRM multiparamétrique peut réduire de 5 % les surdiagnostics.

Des chercheurs conseillent le recours à l’IRM multiparamétrique avant d’effectuer une biopsie dans le cas d’un cancer de la prostate. Photo Bigstock

Un examen d'imagerie pourrait permettre à un homme sur quatre d'éviter une biopsie inutile pouvant entraîner des effets indésirables, dans le cadre de la détection d'un éventuel cancer de la prostate, estiment des chercheurs dans une étude parue dans la revue médicale The Lancet.
Cet examen d'imagerie par résonance magnétique (IRM) spécifique pourrait contribuer à réduire le nombre de surdiagnostics de 5 %, selon cette étude, rapporte l'AFP. Le surdiagnostic inclut des cancers qui n'auraient pas mis en danger la santé du patient de son vivant.
« Le cancer de la prostate peut avoir une forme agressive ou inoffensive », rappelle le Dr Hachim Ahmed, principal auteur de l'étude. Celle-ci montre que l'imagerie spécifique peut « empêcher un homme sur quatre d'avoir une biopsie inutile », souligne-t-il.
La biopsie de la prostate – un prélèvement d'un petit fragment de la glande – est faite en présence de certains symptômes ou souvent quand un dosage sanguin montre des niveaux élevés d'une substance produite par la prostate (test PSA), mais qui peuvent également être élevés dans des pathologies bénignes (adénome, prostatite...). Chaque année, un million de biopsies de la prostate sont réalisées en Europe.
La biopsie, qui peut entraîner douleurs, saignements et de sérieuses infections, passe parfois à côté d'une masse cancéreuse. La « biopsie actuelle peut être inexacte parce que les échantillons de tissu sont pris au hasard », note le Dr Ahmed. Elle n'est pas toujours capable de déterminer si la tumeur est agressive ou non. D'où des erreurs de diagnostic et des traitements avec des effets indésirables, sans aucun avantage de survie.
Les examens par IRM multiparamétrique fournissent des informations sur la taille du cancer, la densité de ses cellules et ses liens avec la circulation sanguine. Des éléments qui peuvent aider à distinguer les cancers agressifs nécessitant une biopsie immédiate et un traitement de ceux considérés comme a priori inoffensifs.
Dans l'étude, 576 hommes suspectés d'être atteints de cancer de la prostate ont eu une IRM multiparamétrique (IRM-MP) dans onze hôpitaux publics britanniques, suivie de deux types de biopsie. La biopsie standard, la plus couramment utilisée pour le diagnostic de ce cancer, était précédée d'une biopsie spécifiquement destinée à déterminer la précision de l'IRM.
Quarante pour cent des hommes avaient un cancer agressif. L'IRM a diagnostiqué presque tous les cancers agressifs (93 %), la biopsie standard seulement la moitié. « Nos résultats montrent que l'IRM-MP devrait être utilisée avant la biopsie » pour identifier les hommes qui ont des cancers inoffensifs et n'ont pas besoin d'une biopsie immédiatement, selon le Dr Ahmed. Ils devraient cependant continuer à avoir un suivi médical. Utiliser l'IRM et la biopsie « pourrait réduire le surdiagnostic de cancers inoffensifs de 5 % », ajoute-t-il.
« Cela pourrait changer la pratique clinique », selon le Pr Arnauld Villers, chef du département d'urologie de l'hôpital universitaire régional de Lille, en France. Il estime qu'il y a là « une base solide » pour une nouvelle façon de diagnostiquer le cancer de la prostate, avec moins de biopsies et de surdiagnostics.
Un deuxième essai clinique supervisé par la fondation britannique Cancer Research UK, qui recrute actuellement des volontaires, cherchera à valider les résultats de l'étude.

Un examen d'imagerie pourrait permettre à un homme sur quatre d'éviter une biopsie inutile pouvant entraîner des effets indésirables, dans le cadre de la détection d'un éventuel cancer de la prostate, estiment des chercheurs dans une étude parue dans la revue médicale The Lancet.Cet examen d'imagerie par résonance magnétique (IRM) spécifique pourrait contribuer à réduire le nombre de surdiagnostics de 5 %, selon cette étude, rapporte l'AFP. Le surdiagnostic inclut des cancers qui n'auraient pas mis en danger la santé du patient de son vivant.« Le cancer de la prostate peut avoir une forme agressive ou inoffensive », rappelle le Dr Hachim Ahmed, principal auteur de l'étude. Celle-ci montre que l'imagerie spécifique peut « empêcher un homme sur quatre d'avoir une biopsie inutile », souligne-t-il.La biopsie de la...
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