Le chef de la diplomatie italienne a promis jeudi un renforcement de la coopération avec la Tunisie sur les dossiers de l'immigration illégale" et du terrorisme", un mois après la controverse sur le parcours d'Anis Amri, auteur présumé de l'attentat de Berlin.
En visite d'une journée à Tunis, Angelino Alfano a rencontré son homologue Khemaies Jhinaoui ainsi que le président Béji Caïd Essebsi, qui effectuera le mois prochain un déplacement officiel à Rome (les 8 et 9).
"Nous avons l'intention de renforcer les liens (...). Nous partageons les mêmes préoccupations sur des thèmes importants comme le terrorisme et l'immigration", a dit le ministre italien à la sortie de son entretien avec M. Caïd Essebsi.
D'ici la visite du chef de l'Etat tunisien en Italie, "nous allons accentuer nos efforts pour arriver avec le signal que notre collaboration est en train d'aller de l'avant", a poursuivi Angelino Alfano après sa rencontre avec son homologue tunisien.
Ce dernier a qualifié d'"exemplaire" la coopération entre Rome et Tunis, notamment sur "l'immigration illégale".
Début janvier, M. Alfano avait souligné le souhait de l'Italie d'accélérer les expulsions et les rapatriements" de migrants hors de ses frontières, après de nouvelles tensions dans le pays. "Il y a un triangle de pays fondamentaux: le Niger, avec qui nous sommes proches de conclure un accord, la Tunisie et la Libye", avait-il précisé.
En matière de lutte antiterroriste, l'Italie compte très peu de ressortissants partis combattre dans les rangs d'organisations jihadistes. Il doit en revanche composer avec des cas de radicalisation de détenus, comme cela a été le cas pour le Tunisien, Anis Amri, l'auteur présumé de l'attentat de Berlin du 19 décembre.
Amri a été abattu par la police fin décembre en Italie, pays où il avait purgé une longue peine d'emprisonnement après avoir quitté la Tunisie en 2011.
Dernières Infos
Un mois après Berlin, l'Italie promet de "renforcer" sa coopération avec la Tunisie
AFP / le 19 janvier 2017 à 17h22


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine