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Belgique: brutale fin de parcours judiciaire pour un assassinat politique retentissant

Plus de 25 ans après l'assassinat de l'ancien ministre belge André Cools, la justice a mis fin mardi au troisième procès d'assises consacré à l'une des plus grandes affaires criminelles de l'histoire de Belgique, jamais réellement élucidée.

La cour d'assises de Namur (sud) a déclaré irrecevables les poursuites visant les deux accusés devant répondre de la mort d'André Cools, ancien vice-Premier ministre et président du Parti socialiste (PS) dans les années 1970, abattu par deux tueurs à Liège (sud-est) le 18 juillet 1991.

L'arrêt de la cour donne raison à la défense de Richard Taxquet, 59 ans, et Domenico Castellino, 61 ans, qui avait plaidé lundi l'irrecevabilité des poursuites lors de l'ouverture d'un procès qui aurait dû durer de cinq à six semaines.
A l'ouverture des débats lundi, une partie de la presse belge estimait que leur confrontation à Namur, un quart de siècle après les faits, pouvait enfin déterminer si des responsables politiques belges, cités par la rumeur, avaient pu jouer un rôle d'inspirateurs ou de commanditaires du meurtre.

L'assassinat du puissant politicien socialiste wallon avait constitué un choc pour la classe politique et pour l'opinion, à qui l'enquête allait révéler les turpitudes d'une partie de ses élus.
Les enquêteurs avaient mis au jour des financements occultes du PS francophone et de son homologue flamand, sans lien avec la mort d'André Cools mais qui coûteront leurs postes à plusieurs responsables soupçonnés de corruption, comme Willy Claes, contraint de quitter en 1994 le secrétariat général de l'Otan.

Le dossier Cools s'est débloqué avec l'arrestation en 1996 de l'ancien ministre socialiste Alain Van der Biest. Accusé d'être le commanditaire du meurtre de son ancien mentor, il clamera son innocence jusqu'à son suicide en 2002.
Les exécuteurs du contrat, deux Tunisiens, seront condamnés dans leur pays à 20 ans de prison en 1998.
Et en janvier 2004, six proches d'Alain Van der Biest étaient reconnus coupables d'assassinat, dont son ancien secrétaire particulier Richard Taxquet et son ex-chauffeur Domenico Castellino, tous deux condamnés à 20 ans de prison.

La condamnation de "Mimo" Castellino, en fuite lors du premier procès, avait été confirmée en 2007, un an après son arrestation en Allemagne.
Mais la Cour européenne des droits de l'homme, saisie par les deux hommes, avait jugé ces procès inéquitables, notamment en raison de l'absence de "motivations" de la décision du jury populaire.
Depuis cet "arrêt Taxquet", la Belgique a modifié la procédure pénale, obligeant les jurés à expliquer leurs décisions.

Richard Taxquet, qui a toujours clamé son innocence, et Domenico Castellino, qui avait avoué avoir recruté les deux tueurs tunisiens, étaient donc à nouveau présumés innocents.
Le nouveau procès ayant fait long feu mardi, ils sont définitivement blanchis.

Plus de 25 ans après l'assassinat de l'ancien ministre belge André Cools, la justice a mis fin mardi au troisième procès d'assises consacré à l'une des plus grandes affaires criminelles de l'histoire de Belgique, jamais réellement élucidée.
La cour d'assises de Namur (sud) a déclaré irrecevables les poursuites visant les deux accusés devant répondre de la mort d'André Cools, ancien vice-Premier ministre et président du Parti socialiste (PS) dans les années 1970, abattu par deux tueurs à Liège (sud-est) le 18 juillet 1991.
L'arrêt de la cour donne raison à la défense de Richard Taxquet, 59 ans, et Domenico Castellino, 61 ans, qui avait plaidé lundi l'irrecevabilité des poursuites lors de l'ouverture d'un procès qui aurait dû durer de cinq à six semaines.A l'ouverture des débats lundi, une partie de la presse...