Les délégations du régime syrien et des rebelles aux pourparlers d'Astana seront conduites par les mêmes représentants qu'aux négociations menées sans succès à Genève ces dernières années.
L'ambassadeur de la Syrie auprès de l'Onu Bachar Jaafari dirigera la délégation gouvernementale à ces discussions qui doivent s'ouvrir le 23 janvier, rapporte mardi le quotidien Al-Watan, proche du pouvoir.
La délégation des rebelles sera elle conduite par Mohammad Allouche, un responsable du groupe rebelle Jaich al-Islam (l'Armée de l'islam), selon une source de l'opposition.
La délégation "qui représentera l'Etat syrien" sera "identique à celle qui s'était rendue à Genève dans le passé", affirme Al-Watan. Elle comprendra notamment des "personnalités représentant l'institution militaire", selon le journal.
A l'instar de M. Jaafari, Mohammad Allouche avait été le négociateur en chef de la délégation de l'opposition aux pourparlers de Genève. Il dirigera une délégation d'une vingtaine de personnes, a indiqué à l'AFP Ahmad Ramadan, porte-parole de la Coalition nationale de l'opposition.
Elle "sera purement militaire avec en appui une équipe technique en matière politique et juridique" fournie par le Haut comité de négociation de l'opposition (HCN), a précisé Oussama Zabou Zeid, conseiller juridique des factions rebelles.
?Ces négociations, placées sous le parrainage de la Russie, l'Iran et la Turquie, doivent permettre la "consolidation" du cessez-le-feu en Syrie et le lancement d'un règlement politique du conflit, a annoncé mardi Moscou.
Il s'agit "d'abord évidemment de consolider le régime de cessez-le-feu", a déclaré le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov. Cette trêve, globalement respectée, ne concerne pas les zones tenues par les jihadistes de l'organisation Etat islamique et du groupe Fateh el-Cham (ancienne branche syrienne d'el-Qaëda).
Le deuxième objectif est, selon Moscou, d'"initier la participation des chefs de combattants sur le terrain au processus politique".
Le journal Al-Watan affirme que la délégation gouvernementale allait se rendre à Astana pour parler "d'un règlement politique global au conflit en Syrie (...) et le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur tout le territoire syrien".
Ces négociations doivent précéder des pourparlers intersyriens le 8 février à Genève sous l'égide de l'Onu.
En janvier et février 2014, des premières négociations entre gouvernement et opposition, sous la houlette des Etats-Unis et de la Russie, s'étaient achevées à Genève sans résultat concret. Puis en mars-avril 2016, trois rounds de négociations, supervisés par le médiateur de l'Onu Staffan de Mistura, s'étaient tenus à Genève, mais elles avaient bloqué notamment sur les modalités d'une transition.
Dernières Infos
Syrie: régime et rebelles à Astana avec les mêmes représentants qu'à Genève
AFP / le 17 janvier 2017 à 14h15


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine