Le ministre des Finances égyptien Amro al-Garhi lors d’une conférence de presse le 11 août au Caire. Mohammad Abd el-Ghany/Reuters
L'Égypte, qui a obtenu une bouée de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI), réduira encore les subventions pour l'énergie et augmentera les taxes pour réduire son déficit et redresser son économie, a indiqué hier son ministre des Finances.
En novembre, le FMI a accordé au Caire un prêt de 12 milliards de dollars pour l'aider à surmonter une profonde crise économique doublée de troubles sociaux.
Mais en échange du prêt, le pouvoir égyptien a dû s'engager à réformer en profondeur son économie. Le gouvernement a déjà baissé à la fin de l'année dernière ses subventions aux énergies, suscitant le mécontentement populaire. Le pays s'est aussi doté d'une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) même si les produits de première nécessité, comme le pain, en sont exemptés. Il a accepté de laisser flotter librement sa monnaie, la livre égyptienne, provoquant une dépréciation de plus 50 % par rapport au dollar. Ce taux de change défavorable a alourdi la facture des subventions dans le budget.
« Le coût des subventions (dans le budget) a augmenté en raison du taux de change actuel car nous importons une large part du pétrole dont nous avons besoin », a reconnu le ministre des Finances Amro al-Garhi lors d'une conférence de presse. Le ministre a aussi annoncé que Le Caire envisage de réduire davantage les subventions à l'énergie. Il veut également faire monter d'un point le taux de la TVA à partir de juillet à 14 %. Selon M. Garhi, l'accord avec le FMI a toutefois permis de restaurer la confiance des investisseurs étrangers.
(Source : AFP)

