L’OPEP prévoit de réduire sa production de 1,2 million de barils par jour (bpj) à 32,50 millions de bpj à partir du 1er janvier. Alexander Klein/AFP
L'OPEP ne devrait pas réaliser entièrement son objectif de réduction de la production pétrolière, même si l'Arabie saoudite a dit avoir extrait moins que son quota, ont averti des délégués du cartel. Ils estiment que parvenir une réalisation de 80 % serait une bonne chose, un objectif rempli à moitié au moins étant jugé lui acceptable.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) prévoit de réduire sa production de 1,2 million de barils par jour (bpj) à 32,50 millions de bpj à partir du 1er janvier. La Russie et d'autres pays non membres de l'organisation comptent réduire leurs extractions de quelque 560 000 bpj. La réduction de la production vise à faire remonter des prix qui avaient chuté de moitié depuis leurs pics de juin 2014, en raison d'un marché engorgé. Hier vers 21h30 (heure de Beyrouth), les cours tombaient à 52,36 (-1,23 %) et 55,47 dollars (-0,96 %) le baril, respectivement pour le brut léger américain et le Brent de la mer du Nord.
« Le respect (des engagements) ne sera pas à 100 %, il ne l'est jamais », a dit une source de l'OPEP, ajoutant qu'une réalisation à 50-60 % de l'objectif serait suffisante au regard des précédents engagements. Le premier exportateur du cartel, l'Arabie saoudite, et le Koweït ont dit jeudi avoir réduit leurs productions davantage que prévu. L'accord est respecté à plus de 60 % pour le moment, sur la base des déclarations des pays producteurs, a dit jeudi le ministre koweïtien du pétrole, Essam al-Marzouq. « Nous devrions enregistrer une nouvelle fois une conformité de 60 à 70 % », a dit à Reuters le consultant spécialisé Daniel Gerber de Petro-Logistics, faisant référence au précédent accord de réduction de 2009.
« Ce ne sera pas 100 % »
Historiquement, le taux moyen du respect des engagements de l'OPEP est de 60 % en moyenne, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). « Normalement pour l'OPEP, la bonne conformité est proche de 80 % », a dit un autre délégué de l'organisation. « Ce ne sera pas 100 %. » D'après l'AIE, le respect des engagements a culminé jusqu'à environ 80 % en 2009 et cela fut suffisant pour permettre un redressement des cours pétroliers avec un baril qui est passé de 46 dollars début 2009 à 69 dollars fin juin de la même année.
Si les analystes s'attendent à un respect des engagements élevé de la part des pays du Golfe membres de l'OPEP, des sources du secteur et du cartel se montrent plus mesurées. « On craint que le Venezuela et l'Irak ne tiennent pas leurs engagements », a dit une source bien informée, ajoutant que la Russie semblait se conformer à l'accord. L'Irak, initialement opposé au compromis de l'an passé, a annoncé cette semaine une baisse de sa production. Le Venezuela, en manque de liquidités et fervent artisan d'un accord mondial, a également annoncé son intention de s'y conformer. La Russie a réduit sa production de 100 000 barils par jour au cours des tout premiers jours de janvier, ont dit à Reuters des sources du secteur. Une éventuelle hausse de la production dans les pays exemptés tels que la Libye et le Nigeria pourrait saper les efforts de réduction entrepris ailleurs. « Si les choses vont bien dans ces pays, il pourrait être très difficile pour l'OPEP de maintenir un objectif de production de 32,50 millions de bpj », estime Gerber de Petro-Logistics.
Pour mémoire
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) prévoit de réduire sa production de 1,2 million de barils par jour (bpj) à 32,50 millions de bpj à partir du 1er janvier. La Russie et d'autres pays non membres de l'organisation comptent réduire leurs extractions de quelque 560 000 bpj. La réduction de la production vise à faire remonter des prix qui avaient chuté de moitié depuis leurs pics de juin 2014, en raison d'un marché engorgé. Hier vers 21h30 (heure de Beyrouth),...


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