Des employés du gouvernement syrien sont entrés vendredi dans une zone que tenait des rebelles près de Damas pour rétablir l'alimentation en eau de la capitale, coupée depuis trois semaines, a affirmé le gouverneur de la province.
Quelque 5,5 millions d'habitants de Damas subissent des pénuries d'eau depuis le 22 décembre après que des combats entre rebelles et forces prorégime ont occasionné des dommages à la principale structure d'alimentation en eau de la capitale, dans la zone de Wadi Barada, à 15 kilomètres de Damas.
"Nous avons arrêté les opérations militaires (dans ce secteur) et entamé le processus de réconciliation avec les milices qui s'y trouvent", a indiqué le gouverneur provincial Alaa Ibrahim, cité par les médias d'Etat. "Si Dieu le veut, les conduits d'alimentation (en eau) seront réparés dans les trois jours (...) Des mesures seront prises pour que Damas ait de l'eau demain (samedi)".
Selon les termes de cette réconciliation, a-t-il expliqué, les rebelles ont la possibilité de déposer leur arme et ceux qui refuseraient, ainsi que les membres du groupe jihadiste Front Fateh al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), se verront transférés en autocars vers la province d'Idleb (nord-ouest), quasi entièrement contrôlée par l'opposition armée.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé que des techniciens gouvernementaux avaient rejoint le secteur de Wadi Barada et commencé à travailler sur les infrastructures d'eau.
Plusieurs accords de "réconciliation" ont été mis en place des derniers mois dans des secteurs anciennement contrôlés par les rebelles, permettant l'arrêt des combats et garantissant le départ des opposants armés ne désirant pas se rendre en échange de la levée des sièges par l'armée. L'opposition critique ces accords qu'elle perçoit comme un chantage.
L'armée syrienne avait avancé vendredi dans la région de Wadi Barada, que le président Bachar el-Assad avait promis de reprendre. Le gouvernement accuse les combattants locaux d'avoir délibérément coupé l'approvisionnement en eau de Damas.
Les combats dans cette zone fragilisaient grandement la trêve que parrainent depuis le 30 décembre la Russie, allié du régime syrien, et la Turquie, qui soutient des groupes rebelles, en préalable à des négociations de paix prévues à partir du 23 janvier.
Quelque 5,5 millions d'habitants de Damas subissent des pénuries d'eau depuis le 22 décembre après que des combats entre rebelles et forces prorégime ont occasionné des dommages à la principale structure d'alimentation en eau de la capitale, dans la zone de Wadi Barada, à 15 kilomètres de Damas.
"Nous avons arrêté les opérations militaires (dans ce secteur) et entamé le processus de réconciliation avec les milices qui s'y trouvent", a indiqué le gouverneur provincial Alaa Ibrahim, cité par les médias d'Etat. "Si Dieu le veut, les conduits d'alimentation (en eau) seront réparés dans les...


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