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Karim Mounayar, porteur de la voix de la jeunesse francophone

Francophonie

Cet étudiant de l'USJ a eu l'opportunité de représenter le Liban et de s'exprimer au nom du Comité des jeunes de la francophonie lors du XVIe Sommet de la francophonie à Madagascar. Retour sur une expérience et un parcours aussi riches qu'intéressants.

Carole AWIT | OLJ
13/01/2017

Enfant, Karim Mounayar ressent naturellement le besoin de s'ouvrir aux autres, de s'exprimer devant un public, d'être le porte-parole d'un groupe et de faire, à sa façon, de la politique. « Je pense que j'ai pu, très vite, trouver ma voie. Durant mon parcours scolaire, j'ai été élu délégué de classe cinq années consécutives, dont deux après avoir changé d'école », confie le jeune homme. Partagé entre des études de droit et de sciences politiques, Karim hésite un peu avant de se consacrer exclusivement aux sciences politiques et d'obtenir sa licence de l'USJ en partenariat avec Sciences Po Paris. Ambitieux, cet étudiant brillant suit également une formation en médiation et choisit de s'inscrire en master de communication et marketing, toujours à l'USJ.
Bien qu'il suive ses cours de master 2, le jeune homme âgé de 25 ans est engagé dans la vie active. « Je travaille à plein temps à la Fondation Bachir Gemayel, qui s'emploie notamment à constituer des archives sur le président libanais, et auprès du député Nadim Gemayel. Je suis également stagiaire à la Human Rights Foundation, j'y suis délégué dans la région du Moyen-Orient », raconte Karim Mounayar. Passionné par son travail, le jeune homme reconnaît cependant qu'il est parfois difficile de gérer, en plus de ses études, son emploi de temps chargé et avoue : « Pour pouvoir mener correctement toutes ces activités, j'ai dû faire des sacrifices, surtout en mettant un terme à mon activité bénévole au sein de la Croix-Rouge libanaise, une aventure formidable qui a duré quatre ans. »

Porte-parole de la jeunesse francophone
Karim Mounayar s'est en outre vu confier par l'Organisation internationale de la francophonie et avec le soutien du bureau Moyen-Orient de l'AUF l'opportunité de participer, avec 19 jeunes venus des quatre coins de l'espace francophone, au XVIe Sommet de la francophonie qui a eu lieu à Madagascar du 21 au 27 novembre 2016. « J'ai eu la chance de faire partie de la délégation libanaise, de bénéficier d'un accueil chaleureux et de pouvoir, en participant au sommet, découvrir les coulisses de ce grand événement auquel étaient conviées des personnalités politiques importantes comme le Premier ministre canadien Justin Trudeau et le président François Hollande », raconte Karim. Le jeune homme a fait partie du groupe de jeunes issus de 20 pays de la francophonie qui ont rédigé la Déclaration des jeunes francophones qu'ils ont présentée devant les chefs d'État et de gouvernement à la cérémonie d'ouverture du sommet. « Un mois avant de nous retrouver en Afrique, avec les membres du groupe, nous nous sommes rencontrés à Paris pour préparer la déclaration. Je pense que cette initiative a été très bénéfique car elle a permis à la jeunesse de s'exprimer librement et de se rassembler autour des valeurs de la francophonie », poursuit le jeune délégué libanais. Ainsi, Karim a pu assister à l'ouverture de la Conférence ministérielle de la francophonie (CMF), participer à des débats et prendre la parole devant les ministres des Affaires étrangères des pays membres. Il a pu également porter la voix de la jeunesse francophone en prononçant, lors de la Conférence des ministres francophones, un discours qui met en lumière l'importance de la diversité culturelle et le rôle de la jeunesse dans le développement socio-économique des pays francophones.
Lors de son séjour, le jeune homme a pris conscience de la richesse et de la diversité des pays francophones et, précise-t-il, « j'ai pu me renseigner davantage sur les problèmes divers qui existent dans ces pays ». Tout comme les autres jeunes, Karim a pu noter que la francophonie est une sorte de grande famille et, en s'exprimant au nom de la jeunesse francophone, il a dit dans son discours : « Nous sommes riches de notre diversité. Nous avons compris que nos différences ne sont pas des barrières, mais des ponts et que nous sommes tous engagés à travailler ensemble main dans la main (...) Cette pluralité est un atout indispensable à notre bonne insertion socioprofessionnelle. »
De cette aventure unique au Madagascar, Karim Mounayar garde d'excellents souvenirs et se réjouit d'y avoir fait de belles rencontres, autant sur le plan personnel que professionnel. Si le jeune homme s'apprête à terminer ses études cette année, il espère pouvoir s'engager davantage dans la vie active, surtout politique, et avoir d'autres opportunités aussi intéressantes que sa participation au XVIe Sommet de la francophonie.

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