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Syrie : les négociations "doivent impliquer toutes les parties prenantes de la région", "sous l'égide" de l'Onu (Hollande)

AFP
12/01/2017

Le président français François Hollande a souhaité jeudi des négociations impliquant "toutes les parties prenantes" du dossier syrien, "sous l'égide des Nations unies", lors des ultimes voeux au corps diplomatique de son quinquennat.

Les négociations "doivent être menées sous l'égide des Nations Unies, dans le cadre qui a été fixé dès 2012 à Genève. Les paramètres sont déjà posés. Il convient donc de rassembler les parties prenantes, toutes les parties prenantes, sauf les groupes fondamentalistes et extrémistes, et d'agir dans le cadre de Genève", a insisté le président français.

Cette mise au point intervient à l'approche de négociations prévues le 23 janvier au Kazakhstan sous l'égide de la Russie et de la Turquie. Moscou, allié du régime de Damas, et Ankara, qui soutient les groupes de l'insurrection, ont parrainé un cessez-le-feu général en Syrie, entré en vigueur le 30 décembre.

Le flou subsiste néanmoins sur les participants invités aux négociations d'Astana et les buts de la rencontre. Selon des sources diplomatiques, des représentants du régime et de certains groupes armés vont être conviés, mais pas les représentants politiques de l'opposition reconnue par la communauté internationale.

La réunion d'Astana doit constituer un préalable à des négociations de paix à Genève, que l'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura a fixées au 8 février.

M. Hollande a répété une nouvelle fois que le président syrien Bachar el-Assad "ne pouvait être la solution du problème".

"Mais j'ai toujours affirmé qu'une transition politique en Syrie était nécessaire et qu'elle impliquait de n'écarter aucun acteur de la région et de parler à tous, y compris le régime", a-t-il ajouté.

"Nous devons impliquer tous les acteurs de la région, et je n'en écarte aucun", a-t-il déclaré, en référence notamment à l'Iran, autre allié de poids du régime de Damas.

Aucune des précédentes discussions intersyriennes n'a jamais permis un début de règlement du conflit, qui a fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés et de déplacés. La question du sort du président Assad particulièrement a fait achopper les discussions, l'opposition réclamant son départ dans le cadre du processus de transition, le régime et ses alliés estimant que seul le peuple syrien pouvait en décider.

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