Les familles des proches de détenus de Abra ont observé hier un sit-in à Saïda. Photo Ani
Justice
Outrage à magistrat : le procès d'Hannibal Kadhafi se poursuivra le 17 janvier
Le juge pénal de première instance, Ghassan Khoury, a poursuivi hier le procès d'Hannibal Kadhafi, fils de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, pour outrage à magistrat. La séance était consacrée à la plaidoirie, mais le représentant de l'État, l'avocat Moustapha Kabalan, a demandé un délai pour présenter la procuration de l'État lui permettant de présenter un recours contre Hannibal Khadafi. Le procès reprendra le 17 janvier.
Hannibal Kadhafi est accusé d'avoir proféré des menaces directes à l'encontre du juge d'instruction Zaher Hamadé, lors d'un interrogatoire il y a quelques semaines. Plusieurs témoins avaient déjà été entendus le 3 janvier par le magistrat Khoury.
Rappelons que Hannibal Kadhafi est suspecté d'occulter des informations portant sur la disparition en 1978, en Libye, de l'imam Moussa Sadr, chef du Conseil supérieur chiite au Liban, et de ses deux compagnons, le cheikh Mohammad Yaacoub et le journaliste Abbas Badreddine. Il est détenu par la branche des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI) depuis décembre 2015, après avoir été brièvement enlevé par un groupe armé au Liban.
Report au 27 février du procès d'Ahmad el-Assir
Le juge d'instruction de Beyrouth, Farid Ajib, a poursuivi hier l'enquête dans le dossier du cheikh salafiste, Ahmad el-Assir, dans l'affaire concernant la tentative d'assassinat de Hilal Hammoud, un des responsables militaires du Hezbollah à Saïda. La prochaine séance a été fixée au 27 février. Au cours de cette séance, Hilal Hammoud sera entendu.
Sit-in des familles des détenus dans les affrontements de Abra
Les familles des personnes détenues dans le cadre de l'affaire des affrontements de Abra ont observé hier un sit-in devant Dar el-Fatwa à Saïda, appelant les autorités concernées à décréter une amnistie générale qui engloberait tous les Libanais. Elles ont également appelé le président de la République et le Premier ministre à « examiner avec équité le dossier de leurs proches détenus et lever l'injustice exercée à leur égard ». Ont pris part au sit-in Bassam Hammoud, vice-président du bureau politique de la Jamaa islamiya, et Mohammad Zaatari, membre de la commission politique de la Jamaa à Saïda.
Rappelons qu'en juin 2013, des affrontements avaient eu lieu à Abra entre des islamistes menés par le cheikh salafiste Ahmad el-Assir et l'armée.
Par ailleurs, une délégation des familles a été reçue par Mme Bahia Hariri, venue lui faire part du refus des familles des jugements émis à l'encontre de leurs proches, estimant que ceux-ci sont « injustes ». La délégation a appelé Mme Hariri à œuvrer en vue de l'octroi d'une amnistie générale dont bénéficieraient leurs proches. Mme Hariri a promis de suivre le dossier auprès des autorités concernées.
Affaire Ella Tannous : l'étude du dossier reportée au 7 février
Le juge d'instruction de Beyrouth, Georges Rizk, a reporté au 7 février l'étude du dossier de la petite Ella Tannous, les membres de la commission scientifique étant absents à la séance d'hier.
Une commission scientifique, présidée par l'ancien président de l'ordre des médecins, le Dr Charaf Abou Charaf, avait été chargée par le juge Rizk d'examiner ce dossier.
Rappelons qu'en 2015 Ella Tannous avait été amputée des quatre membres à la suite d'une infection bactérienne. Son pédiatre avait été accusé d'être responsable de l'amputation et avait été emprisonné pendant plusieurs jours. Il avait été libéré après avoir payé une caution d'un montant de 100 millions de livres libanaises.
Poursuites contre Moustapha Sahiouni pour appartenance à une organisation terroriste
Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le magistrat Sakr Sakr, a engagé hier des poursuites contre Moustapha Noureddine Sahiouni, membre du groupe de Chadi Mawlaoui. Noureddine Sahiouni est accusé d'appartenir à une organisation terroriste armée, d'avoir planifié des attentats terroristes le soir de la Saint-Sylvestre dans différentes régions du pays et des assassinats d'officiers en exercice ou à la retraite. Il fait partie du groupe contre lequel le magistrat Sakr avait déjà entamé des poursuites. Celui-ci comprend quinze membres, dont onze ont été arrêtés.
Faits et méfaits
Une jeune fille retrouvée morte au domicile parental
Les habitants de Dékouané se sont réveillés hier sur une tragédie. Une jeune fille de 19 ans, étudiante à la faculté des sciences de l'Université libanaise, à Fanar, a été retrouvée baignant dans son sang à son domicile.
Selon le médecin légiste, dépêché sur les lieux, la jeune fille a été atteinte d'une balle à la poitrine, tirée d'un revolver 9 mm. Celui-ci a été retrouvé près du corps. Il appartient à son père, un gendarme à la retraite. Plusieurs causes concernant les circonstances du drame ont été soulevées : suicide, meurtre, balle perdue... L'enquête se poursuit.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef