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Sport - Rallye-Raid - Dakar 2017

La course en rade...

Étapes annulées ou écourtées : les intempéries en Amérique latine prennent le rallye-raid en otage.

Le Dakar à l’arrêt, l’Argentine endeuillée : la 9e étape du rallye-raid, qui devait se dérouler hier, a été annulée à la suite d’un glissement de terrain et de coulées de boue, qui ont causé la mort de deux personnes et entraîné l’évacuation d’un millier d’autres. Franck Fife/AFP

La 9e étape du Dakar n'a pas eu lieu... Un glissement de terrain provoqué par des orages a bloqué, mardi, une partie de la caravane de la course sur le parcours de la 8e étape, forçant l'organisation à annuler la spéciale du lendemain (hier).
« Suite à un gigantesque glissement de terrain provoqué par les orages, la route empruntée par la liaison pour rejoindre le bivouac a été coupée à quelque 40 km au nord de Jujuy, soit à 160 km de Salta », l'arrivée de l'étape de mardi, a précisé l'organisation dans un communiqué. Des images diffusées hier montrent une route engloutie sous la boue et la roche près du village de Volcan, à 1 530 km au nord-est de Buenos Aires, bloquant le passage des véhicules. Un millier de personnes ont été évacuées et deux sont mortes. « La journée de demain (hier) sera consacrée à regrouper l'ensemble des moyens de la course à Chilecito, de sorte à continuer l'épreuve en donnant le départ de la 10e étape, Chilecito-San Juan », jeudi (aujourd'hui), ont poursuivi les organisateurs.
En effet, si la plupart des véhicules vont pouvoir rejoindre le bivouac de Salta en « passant par un itinéraire alternatif passant par San Antonio de Los Cobres, allongeant la distance de liaison de 200 km environ, un certain nombre ne pourront pas emprunter cette route. Toutes ces circonstances ne permettent pas un déroulement d'étape standard du Dakar demain (hier), a estimé son directeur, Étienne Lavigne. Ça aurait été déplacé et ça ne peut pas se faire, donc on a tout arrêté et on va regrouper les gens ici (à Salta), qui se rendront demain à Chilecito pour reprendre la course après-demain ».

Pluies diluviennes
Le 39e Dakar est depuis vendredi dernier l'otage de pluies diluviennes qui ont provoqué retards, modifications et même annulations de plusieurs étapes. La 8e, mardi, avait ainsi été amputée de 73 km pour éviter un rio en crue, puis les orages avaient provoqué un retard de plus de deux heures des concurrents à l'arrivée de la spéciale. Avant cela, la 5e étape, vendredi, entre Tupiza et Oruro, en Bolivie, avait été amputée de 228 km de spéciale. La nuit venue, l'organisation avait dû se résoudre à évacuer partiellement un bivouac inondé. La 6e étape, samedi, avait été purement et simplement annulée, et, celle de lundi, la 7e, raccourcie de 161 km. En tout, ce sont déjà 1 495 km chronométrés qui ont été annulés, sur 4 093 prévus initialement, soit plus de 30 % du parcours.
L'annulation de la 9e étape intervient au pire moment sur le plan sportif, alors que le tenant du titre, Stéphane Peterhansel, et le nonuple champion du monde des rallyes WRC, Sébastien Loeb, se livrent une lutte acharnée pour la victoire finale. Cette étape, la plus longue de l'édition 2017 (977 km, dont 406 chronométrés, entre Salta et Chilecito, sur les contreforts argentins de la cordillère des Andes), avec ses 98 % de hors-piste, aurait bien pu s'avérer décisive. Mardi, Loeb a pris un avantage sur Peterhansel en gagnant sa 3e étape dans cette édition (contre deux pour ce dernier), à qui il a également repris la place de leader au classement général pour 01 min 38 sec.
Dans la catégorie motos, l'Espagnol Joan Barreda s'est offert une 2e victoire d'étape pour l'honneur, après avoir vu ses chances au général compromises vendredi dernier par une pénalité d'une heure pour un ravitaillement hors zone.
Début janvier, le météorologue du Dakar, Patrick Vidal, avait annoncé à la direction de course des pluies pendant le séjour bolivien, entre jeudi 5 et lundi 9 janvier. Sans toutefois pouvoir en déterminer précisément l'ampleur ou les conséquences. « Ça n'est pas une surprise pour nous, avait assuré samedi Étienne Lavigne. Ce Dakar, dès le début, on a su qu'il serait compliqué car il se déroule dans des géographies et dans des environnements climatiques compliqués. » D'ailleurs, « lors de tous les Dakar qui ont eu lieu en Amérique du Sud, il y a quelque chose qui s'est passé : ou bien une canicule exceptionnelle, ou bien des pluies diluviennes. C'est la saison qui veut ça, ce sont les pays qui veulent ça, c'est normal », a estimé Patrick Vidal.
Ces phénomènes météorologiques sont certes prévisibles, mais il est difficile, voire impossible, d'anticiper les conséquences qu'ils auront sur le parcours de la course, plaident les organisateurs.

(Source : AFP)

La 9e étape du Dakar n'a pas eu lieu... Un glissement de terrain provoqué par des orages a bloqué, mardi, une partie de la caravane de la course sur le parcours de la 8e étape, forçant l'organisation à annuler la spéciale du lendemain (hier).« Suite à un gigantesque glissement de terrain provoqué par les orages, la route empruntée par la liaison pour rejoindre le bivouac a été coupée à quelque 40 km au nord de Jujuy, soit à 160 km de Salta », l'arrivée de l'étape de mardi, a précisé l'organisation dans un communiqué. Des images diffusées hier montrent une route engloutie sous la boue et la roche près du village de Volcan, à 1 530 km au nord-est de Buenos Aires, bloquant le passage des véhicules. Un millier de personnes ont été évacuées et deux sont mortes. « La journée de demain (hier) sera consacrée...
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