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Brexit: le divorce aura forcément un coût pour Londres, selon la présidence de l'UE

Le Royaume-Uni, qui s'apprête à divorcer de l'Union européenne, devra bénéficier in fine d'une situation moins avantageuse que ne l'était celle d'un pays membre, "inférieure à l'appartenance", a affirmé mercredi le Premier ministre maltais Joseph Muscat, dont le pays a pris la présidence tournante de l'UE.
"Nous voulons un accord juste pour le Royaume-Uni mais cet accord juste doit être inférieur à l'appartenance (à l'UE)", a souhaité M. Muscat lors d'une conférence de presse conjointe à La Valette avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.
"Il ne saurait y avoir de situation dans laquelle tout ce qui est négocié aboutit à une situation meilleure que celle dont bénéficie le Royaume-Uni (aujourd'hui)", a souligné M. Muscat. Longtemps colonie britannique, membre du Commonwealth, le petit Etat de Malte est pourtant considéré comme un allié traditionnel de Londres.

A la suite du référendum britannique du 23 juin dernier, la Première ministre Theresa May a promis de déclencher la procédure de divorce - en activant l'article 50 du traité de Lisbonne - d'ici la fin mars, c'est-à-dire durant le semestre de présidence maltaise du Conseil de l'UE (qui représente les Etats membres).
Les 27 autres pays de l'Union se sont engagés à ne pas négocier tant que l'article 50 ne serait pas invoqué, et à présenter un front uni face à Londres.

Refusant ainsi de laisser aux Britanniques le choix d'un Brexit "à la carte", ils se veulent fermes sur le futur accès au marché unique, s'opposant à ce que Londres puisse en bénéficier s'il ne respecte pas le principe de libre circulation des personnes, en particulier de la main d'oeuvre d'Europe de l'Est.
"J'ai rarement assisté à une discussion sur n'importe quel autre sujet où les 27 Etats membres ont pratiquement la même position", a commenté M. Muscat.
"Je ne suis pas devin et j'ignore si l'un ou l'autre pays brisera cette sorte d'unité, mais je ne vois pas que cela arrive maintenant", a assuré le dirigeant maltais.

De son côté, M. Juncker a réaffirmé que le Brexit ne signifiait "pas la fin de l'Europe ni du projet européen".
L'UE doit tenir un sommet extraordinaire à 27 le 3 février à La Valette afin de continuer à débattre de l'avenir de l'Union européenne sans le Royaume-Uni.

Le Royaume-Uni, qui s'apprête à divorcer de l'Union européenne, devra bénéficier in fine d'une situation moins avantageuse que ne l'était celle d'un pays membre, "inférieure à l'appartenance", a affirmé mercredi le Premier ministre maltais Joseph Muscat, dont le pays a pris la présidence tournante de l'UE."Nous voulons un accord juste pour le Royaume-Uni mais cet accord juste doit être inférieur à l'appartenance (à l'UE)", a souhaité M. Muscat lors d'une conférence de presse conjointe à La Valette avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker."Il ne saurait y avoir de situation dans laquelle tout ce qui est négocié aboutit à une situation meilleure que celle dont bénéficie le Royaume-Uni (aujourd'hui)", a souligné M. Muscat. Longtemps colonie britannique, membre du Commonwealth, le petit Etat...