Moyen Orient et Monde

Obama choisit Chicago pour faire ses adieux

États-Unis
OLJ
11/01/2017

À 55 ans, après deux mandats à la Maison-Blanche, Barack Obama devait faire hier soir (ce matin à l'aube heure de Beyrouth) ses adieux à la vie politique américaine. Le démocrate, qui cédera le pouvoir le 20 janvier au républicain Donald Trump (70 ans), a choisi la ville de Chicago, terre de sa fulgurante ascension politique, pour prononcer son dernier discours en tant que président des États-Unis depuis le McCormick Place, au cœur de cette grande ville de l'Illinois. Les billets – gratuits – pour assister à ce dernier discours se sont arrachés samedi à l'aube devant ce centre de conférences, où des centaines de personnes ont fait la queue dans un froid polaire en espérant obtenir le précieux sésame.
C'est quelques rues plus haut, à Grant Park, immense jardin public coincé entre le lac Michigan et des gratte-ciel, que M. Obama avait pris la parole au soir de sa première victoire, le 5 novembre 2008. « Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd'hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé », avait lancé le premier président noir de l'histoire des États-Unis après sa victoire écrasante sur son adversaire républicain John McCain. « Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible (...), la réponse lui est donnée ce soir », avait-il ajouté devant plusieurs dizaines de milliers de personnes rassemblées dans le froid et brandissant des pancartes frappées du slogan « Yes We Can ».
Huit années à la tête de la première puissance mondiale ont blanchi ses tempes et émacié son visage, mais le président sortant, qui peut s'appuyer sur une solide cote de popularité, entendait délivrer une nouvelle fois un message d'espoir. Il a expliqué vouloir remercier les Américains pour « cette extraordinaire aventure » et « livrer quelques réflexions » sur l'avenir. « Il entend offrir une vision à long terme et expliquer pourquoi il est optimiste sur l'avenir de notre pays »,
a souligné Valerie Jarrett, proche conseillère, à ses côtés depuis les premiers jours.

Trente secondes
Chicago, où la famille Obama possède toujours une maison, jouera un rôle central dans la « vie d'après » du président démocrate : elle accueillera sa bibliothèque présidentielle et sa fondation. Barack Obama a prévu de vivre quelques années encore à Washington, le temps que sa fille cadette, Sasha, termine son lycée. Mais il rappelle inlassablement son attachement à Chicago : « C'est là où j'ai trouvé une forme d'idéalisme, c'est là où j'ai rencontré ma femme, là où mes enfants sont nées. »
M. Obama n'a plus désormais que dix jours à la Maison-Blanche. C'est dans ce bâtiment public, le plus ancien de la capitale fédérale américaine, qu'il a travaillé, et vécu, pendant huit ans. Et où il a vu ses deux filles grandir. « C'est l'un des principaux avantages d'être président, auquel vous ne pensez pas avant d'arriver ici ;
cela ne m'a jamais pris plus de 30 secondes pour aller de la maison au bureau... » a-t-il raconté dans un entretien diffusé dimanche sur ABC, concluant : « C'est grâce à cela que j'ai pu maintenir une vie familiale qui m'a nourri et soutenu durant toute cette période. »

(Source : AFP)

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ET MOI CETTE RUBRIQUE...

Ma Fi Metlo

Le porte-parole de l’asl , Oussama Abou Zayed a accusé le président sortant Obama d’« avoir fait pendant six ans de fausses promesses à l’opposition syrienne ».

Il a critiquer Obama pour avoir noyé l’opposition syrienne dans de fausses illusions .

Obama est à blâmer ; il nous a menti et en plus il a signé un accord nucléaire avec l’Iran », a-t-il ajouté .

En revanche, Zayed a affirmé avoir fondé de bons espoirs sur la nouvelle administration américaine de Trump.

Les propos du porte-parole de l asl, bactéries dont les chefs sont basés à Istanbul, font écho aux récentes déclarations du président Erdogan, qui croit que les relations de son pays avec les États-Unis connaîtront une nette amélioration sous Trump.
Ses espoirs sont aussi partagés par la bensaoudie qui n’a pas caché leur joie de voir le président américain élu choisir une équipe très anti-iranienne.

Il va demander à Trump de choisir de “bons alliés sur le terrain” pour lutter plus efficacement contre Daesh. L’élimination de Daesh demande de la persévérance et il faudrait surtout renoncer à chercher des objectifs politiques de court terme .

Mais Zayed s’est dit toutefois inquiet de voir Trump si désireux de se rallier à la Russie , pays qui est partenaire de l’Iran et qui soutient le héros Assad . pas sorti de l'auberge ces bactéries .

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