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La Chine s'attaque aux cadres corrompus de l'agence anticorruption

La puissante agence anticorruption chinoise, organe du Parti communiste, a sanctionné deux de ses propres cadres et adopté de nouvelles règles pour mieux surveiller ses propres enquêteurs, ont indiqué lundi des médias d'Etat.

Ces nouvelles instructions précisent notamment la façon dont les 500.000 enquêteurs de l'institution doivent gérer les dénonciations et les cas jugés sensibles, mais elles concernent aussi l'administration des biens confisqués aux suspects, a rapporté le China Daily.

Autant de domaines qui peuvent ouvrir des tentations pour les officiers corruptibles de la Commission centrale d'inspection disciplinaire (CCDI), le gendarme du Parti.

Outre l'adoption de ces nouvelles règles lors d'une réunion annuelle le week-end dernier, la CCDI s'est également prononcée sur le cas de deux cadres seniors de l'organisation, reconnus coupables de "graves violations disciplinaires", a indiqué l'agence officielle Chine nouvelle.

Wang Zhongtian et Li Jianbo seront "sanctionnés", a-t-elle ajouté, sans fournir de détails sur leurs méfaits. M. Wang a été limogé de son poste, tandis que M. Li a reçu un avertissement et s'est vu poussé à la démission.

Le régime communiste est engagé depuis quatre ans, sous l'impulsion du président Xi Jinping, dans une vaste campagne anticorruption visant les "tigres" (c'est-à-dire les hauts dirigeants) comme les "mouches" (les petits cadres).

Plus d'un million de cadres au total sont tombés au cours de cette campagne dans laquelle des experts voient, du moins en partie, une purge déguisée: sur les 410.000 cadres sanctionnés en 2016, 76 étaient d'un rang supérieur à celui de ministre.

Par ailleurs, la corruption parmi les cadres mêmes de l'organisation chargée d'enquêter sur les corrompus demeure éminemment problématique, d'où l'adoption de ces mesures de supervision renforcées.
Les cadres anticorruption "ont besoin d'être surveillés car eux aussi sont des hommes et par conséquent vulnérables aux tentations", a reconnu le China Daily dans un éditorial.

Plus de 7.900 officiels en charge de la discipline ont ainsi été sanctionnés depuis fin 2012, dont 17 appartenaient aux niveaux supérieurs de la CCDI, selon des statistiques officielles citées par le journal. Pour contrer le problème à l'échelle du pays, une commission nationale de supervision sera mise en place, selon Chine nouvelle.

La puissante agence anticorruption chinoise, organe du Parti communiste, a sanctionné deux de ses propres cadres et adopté de nouvelles règles pour mieux surveiller ses propres enquêteurs, ont indiqué lundi des médias d'Etat.
Ces nouvelles instructions précisent notamment la façon dont les 500.000 enquêteurs de l'institution doivent gérer les dénonciations et les cas jugés sensibles, mais elles concernent aussi l'administration des biens confisqués aux suspects, a rapporté le China Daily.
Autant de domaines qui peuvent ouvrir des tentations pour les officiers corruptibles de la Commission centrale d'inspection disciplinaire (CCDI), le gendarme du Parti.
Outre l'adoption de ces nouvelles règles lors d'une réunion annuelle le week-end dernier, la CCDI s'est également prononcée sur le cas de deux cadres seniors de...