Les négociations de Genève sont une "réelle opportunité" pour trouver une solution "juste" et "pérenne" à la question chypriote ont estimé samedi le président turc Recep Tayyip Erdogan et la Première ministre britannique Theresa May.
Pour les deux dirigeants, ces pourparlers sont "une réelle opportunité pour assurer à Chypre un meilleur avenir et garantir la stabilité de la région", a rapporté un porte-parole de Downing Street samedi, ajoutant que Mme May se rendrait "bientôt cette année" en Turquie, sans préciser de date.
Mme May et M. Erdogan, qui se sont entretenus au téléphone, "expriment le voeu que les prochaines négociations à Genève soient l'occasion d'une solution pérenne et juste à la question chypriote", a déclaré pour sa part une source à la présidence turque.
Le président chypriote Nicos Anastasiades et le dirigeant chypriote-turc Mustafa Akinci doivent reprendre leurs négociations lundi à Genève pour trouver un règlement à la division de Chypre, après l'échec de pourparlers en Suisse en novembre sous l'égide de l'ONU.
Une conférence devrait suivre jeudi à laquelle seront également conviés les Etats garants de la sécurité de l'île: la Turquie, la Grèce et le Royaume-Uni. Elle sera consacrée aux garanties que les deux parties souhaitent obtenir concernant leur sécurité.
Parmi les principales questions à résoudre lors des pourparlers, figurent la présence militaire turque sur l'île, des droits de propriété et les arrangements territoriaux dans la future fédération qui sera composée de deux entités --chypriote grecque et chypriote turque.
Chypre est divisée depuis que l'armée turque a envahi en 1974 la partie nord de l'île en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce et qui inquiétait la minorité turcophone de l'île.
Depuis, la République de Chypre, membre de l'UE depuis 2004, n'exerce son autorité que sur la partie sud, où vivent les Chypriotes grecs. Les Chypriotes turcs habitent dans le nord, où une République turque de Chypre du Nord (RTCN) autoproclamée n'est reconnue que par Ankara.
MM. Anastasiades et Akinci sont les plus fervents partisans d'une résolution de la question chypriote, mais tout accord qu'ils trouveraient doit être soumis au vote par référendum dans chacune des deux parties de l'île, où ces pourparlers de paix ne font pas l'unanimité.
Les Chypriotes avaient déjà été appelés à voter un plan de réunification proposé par l'ONU en 2004. Il avait été largement approuvé par les Chypriotes turcs, mais fermement rejeté par leurs voisins grecs.
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Les pourparlers de Genève, une "opportunité réelle" pour Chypre, selon Erdogan et May
AFP / le 07 janvier 2017 à 17h17


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