Le parquet de Manama a prolongé jeudi de deux semaines la détention du célèbre opposant Nabil Rajab, poursuivi pour "propagation de fausses informations" dans le petit royaume de Bahreïn, a indiqué son avocat à l'AFP.
M. Rajab, défenseur des droits de l'Homme connu à travers le monde, avait été placé en garde à vue pour une semaine le 28 décembre, le jour même où un tribunal ordonnait sa libération provisoire dans une autre affaire de tweets jugés hostiles à Bahreïn et à l'Arabie saoudite. Son procès dans cette affaire doit reprendre le 23 janvier.
Le procureur Mohammed Saleh avait alors annoncé que M. Rajab resterait en prison pour une affaire de cybercriminalité liée à la "propagation de fausses informations sur la situation dans le royaume" de Bahreïn "jusqu'à ce que l'enquête soit terminée".
"Jeudi, il a été interrogé par le parquet qui a décidé de prolonger de 15 jours sa détention préventive sous l'accusation de propagation de rumeurs et de fausses informations", a déclaré son avocat Mohammed al-Jishi.
Cette accusation est liée à des interviews télévisées de M. Rajab en 2014 et 2015, a ajouté l'avocat, précisant qu'une demande de libération a été refusée.
Figure de proue de l'opposition chiite et déjà emprisonné dans le passé, Nabil Rajab avait été arrêté le 13 juin pour l'affaire des tweets critiquant l'intervention de pays du Golfe au Yémen.
Il est poursuivi pour "propagation de fausses nouvelles et de rumeurs en temps de guerre", selon l'acte d'accusation qui se réfère au conflit au Yémen où Bahreïn participe depuis mars 2015 à une coalition arabe sous commandement saoudien qui lutte contre une rébellion chiite.
Ces accusations se basent sur des tweets de M. Rajab en 2015, dans lesquels il a aussi dénoncé des actes de "torture" à la prison de Jaw à Bahreïn.
Nabil Rajab fait aussi l'objet d'enquêtes pour des lettres publiées en septembre par le New York Times et en décembre par le Monde, dans lesquelles il critique le pouvoir à Bahreïn.
De nombreuses organisations de défense des droits de l'Homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch, s'étaient mobilisées fin 2016 pour obtenir sa libération.
Il est aussi l'un des animateurs du mouvement de contestation à Bahreïn qui réclame depuis plusieurs années une véritable monarchie constitutionnelle à la dynastie sunnite toute puissante dans ce pays majoritairement chiite. Un soulèvement avait été réprimé en 2011.
M. Rajab, défenseur des droits de l'Homme connu à travers le monde, avait été placé en garde à vue pour une semaine le 28 décembre, le jour même où un tribunal ordonnait sa libération provisoire dans une autre affaire de tweets jugés hostiles à Bahreïn et à l'Arabie saoudite. Son procès dans cette affaire doit reprendre le 23 janvier.
Le procureur Mohammed Saleh avait alors annoncé que M. Rajab resterait en prison pour une affaire de cybercriminalité liée à la "propagation de fausses informations sur la situation dans le royaume" de Bahreïn "jusqu'à ce que l'enquête soit terminée"."Jeudi, il...


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