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Les Kurdes de Syrie ébauchent leurs projets politiques

Les organisations kurdes de Syrie et leurs alliés sont réunis depuis mardi pour évoquer le devenir des territoires qu'ils ont conquis aux dépens de l'Etat islamique et jeter les bases de l'entité autonome qu'ils espèrent créer, en dépit de l'hostilité d'Ankara et de Damas.

L'extension de la zone d'influence kurde dans le nord de la Syrie préoccupe la Turquie qui redoute que les succès militaires des peshmergas alimentent la rébellion qui sévit dans le Sud-Est turc. Les Etats-Unis, qui soutiennent les milices kurdes opérant dans le nord de la Syrie, se sont eux aussi opposés au projet fédéral défendu par les Kurdes, tout comme le président syrien Bachar el-Assad.

La feuille de route kurde, qualifiée de "contrat social" devrait être approuvée par une assemblée réunie à Rmeilan, dans l'extrême nord-est syrien.

"Je m'attends à une ratification parce que le contenu a déjà été discuté à plusieurs reprises avec tous les groupes et partis politiques", a déclaré Hadiya Youssef, présidente de l'assemblée constituante de 151 membres. "Nous allons clarifier dans le contrat les modalités de la mise en place de nos institutions et de notre système administratif et allons lancer les préparatifs pour des élections", a-t-elle ajouté.

Les miliciens kurdes ont le plus souvent évité le conflit avec les forces gouvernementales syriennes, concentrant leurs efforts militaires contre les djihadistes de l'organisation Etat islamique.

Les Kurdes n'ont pas été associés aux discussions ayant conduit à l'annonce d'un cessez-le-feu en Syrie, ce jeudi, mais n'excluent pas de participer aux discussions d'Astana, auxquelles le processus doit conduire. "Nous sommes prêts à négocier à des réunions régionales et internationales, à proposer nos projets et notre vision pour une solution en Syrie", a expliqué Faouza Ahmas, membre de l'assemblée constituante.

La Turquie est opposée par principe aux aspirations des Kurdes de Syrie et considère que leur principale formation politique, le Parti de l'union démocratique (PYD), est l'émanation syrienne du PKK.

Les organisations kurdes de Syrie et leurs alliés sont réunis depuis mardi pour évoquer le devenir des territoires qu'ils ont conquis aux dépens de l'Etat islamique et jeter les bases de l'entité autonome qu'ils espèrent créer, en dépit de l'hostilité d'Ankara et de Damas.
L'extension de la zone d'influence kurde dans le nord de la Syrie préoccupe la Turquie qui redoute que les succès militaires des peshmergas alimentent la rébellion qui sévit dans le Sud-Est turc. Les Etats-Unis, qui soutiennent les milices kurdes opérant dans le nord de la Syrie, se sont eux aussi opposés au projet fédéral défendu par les Kurdes, tout comme le président syrien Bachar el-Assad.
La feuille de route kurde, qualifiée de "contrat social" devrait être approuvée par une assemblée réunie à Rmeilan, dans l'extrême nord-est...