Une cour d'appel égyptienne a suspendu jeudi une condamnation à un an de prison contre l'ex-président de l'Autorité de contrôle des comptes publics qui était accusé d'avoir surévalué l'ampleur de la corruption au coeur de l'Etat.
Démis en mars de ses fonctions de président de cette prestigieuse institution chargée notamment de lutter contre la corruption, Hicham Geneina avait été condamné en juillet à un an de prison pour "diffusion de fausses informations de nature à troubler l'ordre et la paix publics".
M. Geneina était alors resté libre, en attendant le tenue du procès en appel.
La cour d'appel a maintenu jeudi la condamnation mais l'a suspendue pour trois ans, période pendant laquelle il peut purger sa peine s'il répète le délit.
Hicham Geneina dit avoir chiffré à 600 milliards de livres égyptiennes (près de 60 milliards d'euros) le coût de la corruption publique au terme d'une compilation de rapports établis entre 2012 et 2015 par l'Autorité qu'il présidait.
Ces rapports pointent notamment du doigt l'acquisition illégale de terrains de l'Etat par des hauts responsables ou des hommes d'affaires du temps de l'ancien président Hosni Moubarak, renversé en 2011 par une révolte populaire.
Or selon M. Geneina, un quotidien égyptien l'a mal cité, assurant que les 600 milliards de livres égyptiennes concernaient la seule année 2015.
Une intense campagne avait été menée par les médias égyptiens, qui soutiennent en majorité le régime du président Abdel Fattah al-Sissi, accusant la famille Geneina d'appartenir à l'opposition islamiste et de vouloir discréditer le pouvoir.
M. Geneina et des organisations de défense des droits civiques avaient de leur côté accusé certains "appareils de sécurité" et le pouvoir judiciaire de lui intenter un procès aux motivations politiques.
L'ONG Transparency International a classé cette année l'Egypte au 88ème rang des pays les plus corrompus de la planète, sur un total de 168 nations répertoriées.
Démis en mars de ses fonctions de président de cette prestigieuse institution chargée notamment de lutter contre la corruption, Hicham Geneina avait été condamné en juillet à un an de prison pour "diffusion de fausses informations de nature à troubler l'ordre et la paix publics".M. Geneina était alors resté libre, en attendant le tenue du procès en appel.
La cour d'appel a maintenu jeudi la condamnation mais l'a suspendue pour trois ans, période pendant laquelle il peut purger sa peine s'il répète le délit.Hicham Geneina dit avoir chiffré à 600 milliards de livres égyptiennes (près...


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