La France et la Grande-Bretagne vont présenter au Conseil de sécurité de l'Onu un projet de résolution interdisant la vente d'hélicoptères à la Syrie et imposant des sanctions liées aux armes chimiques.
Le document, que l'AFP a obtenu mercredi, prévoit notamment des gels d'avoirs et des interdictions d'entrée contre quatre responsables syriens et dix entités dont un centre de recherche syrien liés au développement d'armes chimiques.
Aux termes du projet, les pays membres de l'Onu devraient "empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects" à l'armée ou au gouvernement syrien "d'hélicoptères ou de matériels associés tels que des pièces détachées". Un vote pourrait avoir lieu la semaine prochaine.
Des diplomates ont toutefois souligné qu'il était certain que la Russie, alliée de la Syrie, opposerait son veto au texte. Depuis le début de la crise syrienne, Moscou a déjà utilisé six fois son droit de veto au Conseil de sécurité pour bloquer des projets de résolution concernant ce dossier.
Une enquête menée conjointement par l'Onu et par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) déclare que plusieurs unités de l'armée syrienne ont utilisé des substances toxiques contre trois villages du nord de la Syrie en 2014 et 2015.
Selon cette enquête, des hélicoptères des forces gouvernementales syriennes partis de deux bases aériennes contrôlées par le régime ont largué des barils contenant du chlore sur les villages de Qmenas, Talmenes et Sarmin.
L'utilisation du chlore comme arme est interdite par la Convention sur les armes chimiques, à laquelle la Syrie a adhéré en 2013 sous la pression de la Russie.
L'ambassadeur britannique à l'Onu, Matthew Rycroft, a estimé que les conclusions de l'enquête devaient être suivies par "des mesures significatives" contre la Syrie.
"Nous allons faire avancer cela avec nos collègues au Conseil et faire prochainement circuler un projet", a-t-il déclaré à des journalistes.
Cependant, la Russie considère que les éléments mentionnés par l'enquête ne sont pas concluants et ne peuvent donc justifier l'adoption de sanctions. L'Onu a par ailleurs établi que l'organisation Etat islamique (EI) avait mené une attaque au gaz moutarde en 2015.
Aux termes du projet, les pays membres de l'Onu devraient "empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects" à l'armée ou au gouvernement syrien "d'hélicoptères ou de matériels associés tels que des pièces détachées". Un vote pourrait avoir lieu la semaine prochaine.
Des diplomates ont toutefois souligné qu'il était certain que la Russie, alliée de la Syrie,...


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