Le gouvernement semble bien parti, et les échéances qui l'attendent seront respectées, notamment l'organisation d'élections législatives, assure Hoda Chedid, notre correspondante politique. Il semble toutefois, selon des sources concordantes, que l'adoption d'une nouvelle loi électorale, basée partiellement sur la proportionnelle, entraînera un « recul technique » de la date des élections, sachant que les délais de convocation du corps électoral et la formation de l'instance de supervision des élections seront respectés pour la forme, avant d'être ajournés.
La nouvelle loi électorale répondra aux vœux de la population et « ne supprimera personne », assure à ses proches Saad Hariri. Elle sera probablement faite d'une combinaison de scrutin proportionnel et de scrutin majoritaire, à condition que la sélection des circonscriptions réponde à des critères unifiés, et ne soit pas capricieusement décidée. Le Parlement n'a pas écarté les projets de loi électorale mixte, rappellent les milieux du courant du Futur, qui doutent que le CPL soit favorable à une loi uniquement basée sur la proportionnelle.
Au sujet de la déclaration ministérielle, il semble qu'elle n'offrira aucune difficulté, pour peu qu'elles reprennent les grandes lignes du discours d'investiture. Il y figurera, dit-on de source sûre, l'annonce d'un plan économique prévoyant notamment... une baisse des impôts, ainsi que des mesures incitatives pour les investissements touristiques.
Enfin, on assure de source sûre que l'on ne se fait pas de souci pour le Tribunal spécial pour le Liban, dans la mesure où le ministre de la Justice s'est engagé à respecter les engagements internationaux du pays et la continuité des institutions.
Liban
Au programme du cabinet, une baisse des impôts ?
OLJ / le 21 décembre 2016 à 00h00

