Économie

Les importations de blé entravées par le transfert du siège de la Banque centrale

Yémen
OLJ
19/12/2016

Les importations de blé dans les vastes régions du Yémen contrôlées par les rebelles sont rendues difficiles par l'absence de lignes de crédit consécutive au transfert de la Banque centrale à Aden, a indiqué hier un responsable de l'Onu.
Le gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a ordonné en septembre de transférer le siège de la Banque centrale de la capitale Sanaa, aux mains des rebelles chiites houthis depuis 2014, vers Aden, la grande ville du Sud, déclarée « capitale provisoire » du Yémen.
« Quatre grands importateurs de blé dans le pays ont été informés par les autorités (à Sanaa) qu'à partir de janvier, ils ne pourront plus s'acquitter de leur tâche », a déclaré le coordinateur humanitaire de l'Onu au Yémen, Jamie McGoldrick, lors d'une conférence de presse à Sanaa. « Nous savons qu'il est très difficile pour ces importateurs d'obtenir des lignes de crédit sur le marché libre », a-t-il ajouté, en soulignant que les difficultés se sont accentuées « car la Banque centrale n'est plus basée à Sanaa ».
Il a ajouté que les importations de biens et de médicaments « sont plus problématiques » en raison des difficultés d'importer via le port de Hodeida, sur la mer Rouge. Il a cité notamment les dommages subis par ce port et la lenteur des opérations de déchargement. « Ce pays dépend largement de ses importations dans le secteur commercial qui, une fois affecté, a un impact majeur sur la vie de la population », a-t-il expliqué.
Le président Hadi avait ordonné la délocalisation de la Banque centrale en accusant les rebelles d'utiliser les réserves en devises étrangères pour financer leur effort de guerre. Cette mesure a porté un coup dur aux rebelles qui ne sont plus en mesure de payer les salaires des fonctionnaires dans les zones sous leur contrôle.
Selon un rapport de l'Onu rendu public en août, les rebelles houthis et leurs alliés détournaient près de 100 millions de dollars par mois de la Banque centrale. D'après l'Onu, les réserves en devises avaient baissé pour atteindre 1,3 milliard de dollars contre quatre milliards en novembre 2014.
Le conflit, qui a généré une grave crise humanitaire, a fait plus de 7 000 morts, près de 37 000 blessés et déplacé au moins trois millions de Yéménites.
(Source : AFP)

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