Le général Abbas Ibrahim lors de la cérémonie hier. Photo Ani
La Sûreté générale a lancé hier un « code de conduite » servant à réglementer le travail de ce service de sécurité, dans le respect des droits de l'homme, quelques jours après la célébration de la Journée internationale pour les droits de l'homme (10 décembre).
« Il était important pour la direction générale de la Sûreté générale, qui veille à appliquer les principes des droits de l'homme et la loi, de sortir ce code de conduite, qui, non seulement reprend ce qui est paru dans la Déclaration universelle des droits de l'homme (...), mais comporte également les principes, lois et valeurs qui doivent régir le comportement des militaires qui y sont employés », a dit le général Abbas Ibrahim, directeur général de la Sûreté générale, lors du lancement du « code de conduite ».
Le « code de conduite » consiste en un livret publié en arabe, français et anglais qui se penche sur l'éthique à respecter par les fonctionnaires de la Sûreté générale.
La cérémonie de lancement a eu lieu en présence, entre autres, du général Élias Khoury, représentant le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk, de la représentante de l'Onu au Liban Sigrid Kaag, du représentant régional de la Haute-Commission pour les droits de l'homme Abdel Salam Sidahmed, ainsi que de plusieurs députés et personnalités politiques.
Sigrid Kaag a loué le professionnalisme du général Ibrahim et félicité la Sûreté générale pour avoir créé une direction pour les droits de l'homme. Elle a par ailleurs insisté sur « la nécessité d'améliorer les conditions de détention, de mettre un terme aux arrestations arbitraires et à la torture, et de respecter la liberté d'expression », surtout que le Liban a ratifié en 2000 la Convention internationale contre la torture (Cat). Les propos de Mme Kaag interviennent au lendemain de la publication, jeudi, d'un rapport accablant du Comité libanais pour les droits de l'homme (CLDH) sur la torture dans les centres de détention.


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