Plus de vingt médias polonais, dont les quotidiens Gazeta Wyborcza et Rzeczpospolita et deux grandes radios privées, ont décidé de ne pas couvrir ce vendredi les travaux du Parlement pour protester contre un projet de règlement qui limite leur accès aux députés.
Ce règlement, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2017, n'autorise que deux journalistes accrédités permanents par média à accéder à la tribune de presse et leur interdit de prendre des photos ou de tourner des vidéos.
Autrement dit, il protégerait les députés contre des images qui les montreraient sous un jour défavorable, voire en train de violer le règlement, par exemple en votant pour un collègue absent. Seules les images diffusées par le service vidéo officiel seraient disponibles.
Une trentaine de députés de l'opposition ont appuyé vendredi après-midi le geste de protestation des journalistes, occupant la tribune dans l'hémicycle et scandant "démocratie !" et "médias libres !".
Le président de la chambre basse a aussitôt interrompu la séance, décrétant une pause d'une heure.
L'incident avait été auparavant déclenché par la décision du même président d'exclure des travaux un député de l'opposition, Michal Szczerba (Plateforme civique, PO, libéral), qui était monté à la tribune avec une pancarte portant l'inscription "Médias libres au Parlement".
En vertu du nouveau système, les journalistes devraient travailler essentiellement dans un centre de médias situé dans un autre bâtiment que celui de la salle plénière où les journalistes peuvent facilement rencontrer les parlementaires.
Le parti conservateur au pouvoir Droit et Justice (PiS) explique ces mesures par la nécessité de garantir aux députés et aux journalistes un cadre de travail confortable. "Il ne s'agit nullement de réduire la transparence" des travaux parlementaires, a dit un député PiS, Arkadiusz Mularczyk.
Quelques dizaines de journalistes, dont certains grands noms des médias polonais, ont protesté jeudi devant le bâtiment du Parlement et adressé aux présidents des deux chambres une lettre pour leur demander de retirer le projet en question.
"Son seul effet sera de permettre aux hommes politiques d'éviter facilement les journalistes", assure notamment ce texte.
Ce règlement, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2017, n'autorise que deux journalistes accrédités permanents par média à accéder à la tribune de presse et leur interdit de prendre des photos ou de tourner des vidéos.
Autrement dit, il protégerait les députés contre des images qui les montreraient sous un jour défavorable, voire en train de violer le règlement, par exemple en votant pour un collègue absent. Seules les images diffusées par le service vidéo officiel seraient disponibles.
Une trentaine de députés de l'opposition ont appuyé...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine