L'Italien Antonio Tajani, désigné mardi soir pour être le candidat du Parti Populaire européen (PPE, conservateur) à la présidence du Parlement européen, s'est montré confiant mercredi quant à ses chances d'être élu à ce poste, que le socialiste allemand Martin Schulz s'apprête à quitter.
"Je pense qu'au cours des deux ans et demi à venir, nous aurons un président (du Parlement européen) issu du PPE, élu avec de nombreuses voix d'autres groupes", a expliqué M. Tajani au cours d'une conférence de presse à Strasbourg, alors qu'un autre eurodéputé italien, le chef de file des sociaux-démocrates Gianni Pittella, est également candidat au perchoir.
"Je veux être le président du consensus, pas de la bagarre", a assuré M. Tajani, disant souhaiter l'"alliance la plus stable et la plus vaste possible" pour porter sa candidature à la présidence.
Antonio Tajani, 63 ans, qui fut commissaire européen à l'Industrie (2010-2014) dans l'équipe de José Manuel Barroso, a été facilement élu mardi soir par son groupe politique. L'élection du chef du Parlement doit se dérouler le 17 janvier.
Le PPE déplore la candidature de M. Pittella, accroc à la tradition de collaboration entre les deux principaux groupes de l'hémicycle, confrontés à une poussée des groupes eurosceptiques et europhobes.
En 2014, les membres du PPE avaient soutenu la reconduction du social-démocrate Martin Schulz à la tête du Parlement européen pour un deuxième mandat, à condition que les socialistes s'engagent en retour à soutenir le candidat conservateur début 2017.
"Il y a deux ans et demi, j'ai dit à mon groupe de voter pour Martin Schulz", a rappelé mercredi le chef de file du PPE, l'Allemand Manfred Weber. "Nous voulons continuer à construire des ponts avec toutes les forces pro-européennes", a insisté M. Weber, soulignant la nécessité d'un travail commun sur des dossiers comme la lutte contre le terrorisme et le chômage des jeunes.
Les sociaux-démocrates refusent pour leur part de voir le PPE accaparer la présidence des trois grandes institutions de l'UE : le Parlement, la Commission (présidée par Jean-Claude Juncker) et le Conseil (présidé par Donald Tusk).
Le PPE est le groupe qui compte le plus d'eurodéputés, suivi par les sociaux-démocrates du groupe S&D, mais le soutien à l'un ou l'autre candidat de plus petits groupes comme les Libéraux et les Verts pourrait être déterminant.
Certains eurodéputés écologistes, parmi lesquels l'eurodéputé allemand Sven Giegold, ont déjà fait savoir que la candidature d'un "pollueur" comme Antonio Tajani, ancien commissaire européen aux Transports et à l'Industrie, n'était pas acceptable.
Martin Schulz, dont la succession fait l'objet d'une lutte bouleversant les équilibres politiques au Parlement et qui part se consacrer à la politique allemande, a fait mercredi ses adieux à l'hémicycle.
Au terme de ses cinq années à la tête de l'institution, le Parlement est "plus visible, plus audible et plus influent que jamais", s'est réjoui devant les eurodéputés ce président qui a fortement politisé la fonction.
"(Notre) démocratie transnationale est maintenant en grand danger. Partout sur notre continent, les porteurs de division et les ultranationalistes font de nouveau recette", a également mis en garde M. Schulz.
"Je pense qu'au cours des deux ans et demi à venir, nous aurons un président (du Parlement européen) issu du PPE, élu avec de nombreuses voix d'autres groupes", a expliqué M. Tajani au cours d'une conférence de presse à Strasbourg, alors qu'un autre eurodéputé italien, le chef de file des sociaux-démocrates Gianni Pittella, est également candidat au perchoir."Je veux être le président du consensus, pas de la bagarre", a assuré M. Tajani, disant souhaiter l'"alliance la plus stable et la plus vaste possible" pour porter sa...


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