La réunion sur la stratégie des transports.
En cette période où les bouchons engorgent encore plus que d'habitude les routes dans les différentes régions libanaises, une stratégie pour le transport terrestre au Liban a été présentée hier, au cours d'un atelier de travail à Beyrouth, par le Programme d'appui pour le financement alternatif et les stratégies du secteur de l'infrastructure (Sissaf), financé par l'Union européenne. Plusieurs résultats enregistrés grâce à ce programme de trois ans ont été exposés lors de cet événement auquel participaient notamment le directeur général du ministère des Transports, Abdel Hafiz Kaïssi, des représentants du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), des municipalités et d'autres acteurs concernés par ce domaine.
Cyril Dewaleyne, représentant l'UE, a estimé qu'il était important de se focaliser sur la pierre angulaire de tout développement sectoriel digne de ce nom, la stratégie. « Cette stratégie globale est fondée sur une analyse minutieuse du secteur, grâce à de multiples consultations avec des acteurs-clés du secteur du transport, ainsi qu'avec la population libanaise par le biais de plusieurs recensements, a-t-il ajouté. Elle définit les axes de priorité et les principaux moyens de mise en application. » Le projet a principalement été présenté par Juan Sanz, directeur de l'équipe.
Georges Xanthakos, principal expert du transport au sein du Sissaf, a détaillé les éléments de la stratégie, présentant l'étude d'impact stratégique (sur le respect de l'environnement) effectuée dans le cadre de ce projet.
Rayane Wehbé, consultante du projet (TMS Consult), a exposé plusieurs réalisations, notamment un modèle de trafic pour le Liban, et diverses autres études. À savoir que le principal objectif du Sissaf est d'améliorer l'efficacité et le rendement des prestations de services, ainsi que la pérennité financière de trois secteurs d'infrastructure libanais : l'énergie, l'eau et les transports.
Un million de voitures
Sur un plan plus immédiat, le trafic dense à l'approche des fêtes continue d'affecter le quotidien des Libanais, sachant qu'une moyenne d'un million de voitures entrent dans Beyrouth et en sortent chaque jour. Une source des Forces de sécurité intérieure interrogée par l'agence al-Markaziya a précisé que 1 023 agents et 120 officiers seront répartis sur Beyrouth et le Mont-Liban pour assurer la sécurité de la circulation en période de fête. Selon cette source, les FSI ne peuvent être responsables de tout le dossier, mais seulement de la gestion des embouteillages, dans un cadre où les automobilistes ne respectent pas la loi, où l'infrastructure n'est pas au niveau requis et où le gouvernement n'a adopté aucun plan de transports publics. « Le problème ne cessera que quand les Libanais seront convaincus de laisser leur voiture garée et d'emprunter les transports en commun », conclut cette source.

