Un an après la première hausse des taux de la Fed, toutes les conditions sont réunies pour avoir la deuxième. Même en cherchant bien, on ne saurait trouver des prétextes pour différer cette décision. Les données économiques montrent que le double mandat est rempli (graphe ci-contre). Les marchés ont bien réagi à l'élection de Donald Trump. La croissance mondiale s'est accélérée dans le courant de l'année. L'intérêt de la réunion du FOMC est d'éclairer la politique monétaire en 2017. À ce jour, la Fed envisagerait deux autres hausses de taux. Même s'il est trop tôt pour bouleverser ce plan, la Fed ne peut rester insensible aux changements de plusieurs paramètres économiques ces dernières semaines. Tout d'abord, l'élection de Trump laisse espérer une relance budgétaire de grande ampleur, dont les effets macroéconomiques restent à déterminer. En résultera-t-il plus de croissance, plus d'inflation, un peu des deux ? Par ailleurs, les marchés obligataires ont subi une forte correction. La Fed doit-elle chercher à calmer cet emballement ? Si c'est le cas, elle pourrait être accusée de ne pas bien surveiller l'évolution de l'inflation. Enfin, le dollar qui s'était déprécié sur les premiers mois de l'année a nettement rebondi. La Fed doit-elle considérer que la hausse du dollar revient en fait à une hausse des taux et en tirer argument pour étaler davantage le cycle de normalisation monétaire ? Autant de questions pour Janet Yellen.
Cet article est réalisé par Fidus


