Le président colombien Juan Manuel Santos, à Oslo pour recevoir le Nobel de la paix, a dit samedi ne pouvoir fournir de garantie sur les chances de conclure la paix avec la guérilla de l'ELN d'ici à la fin de son mandat en 2018.
"Je ne peux garantir que l'on conclura avant la fin de mon mandat", a déclaré le président Santos lors d'un entretien accordé à l'AFP quelques heures avant la cérémonie de remise du Nobel qui lui a été attribué pour avoir refermé un conflit de plus d'un demi-siècle avec la guérilla marxiste des Farc.
"Je ferai mon possible mais établir un calendrier contraignant est toujours contre-productif dans des négociations de ce genre", a-t-il dit.
Le président Santos et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont signé le 24 novembre un accord de paix, renégocié après le rejet surprise le 2 octobre d'un premier texte par les Colombiens lors d'un référendum. L'accord prévoit le désarmement de la guérilla et sa transformation en mouvement politique.
Mais, avant que la Colombie ne connaisse une paix totale, il faudra également que l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), encore active avec 1.500 combattants, dise elle aussi adieu aux armes.
L'ELN et le gouvernement ont entamé des discussions secrètes en janvier 2014 afin de préparer l'ouverture de pourparlers officiels mais le processus bute aujourd'hui sur la détention d'otages ou de prisonniers dans les deux camps.
"Les enlèvements, particulièrement les enlèvements de civils, ce n'est pas quelque chose d'acceptable (...) On leur a dit +libérez les personnes que vous avez enlevées afin de débuter les négociations officielles+", a expliqué M. Santos à l'AFP. "Ils n'ont pas satisfait cette demande. Quand ils satisferont cette demande, nous sommes prêts à commencer les négociations officielles", a-t-il précisé.
Le gouvernement colombien a suspendu les discussions préparatoires jusqu'au 10 janvier, exigeant la libération préalable de l'ex-député Odin Sanchez. L'ELN réclame de son côté la remise en liberté simultanée de deux guérilleros emprisonnés, qui doivent être graciés.
Le conflit en Colombie a fait au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.
"Je ne peux garantir que l'on conclura avant la fin de mon mandat", a déclaré le président Santos lors d'un entretien accordé à l'AFP quelques heures avant la cérémonie de remise du Nobel qui lui a été attribué pour avoir refermé un conflit de plus d'un demi-siècle avec la guérilla marxiste des Farc."Je ferai mon possible mais établir un calendrier contraignant est toujours contre-productif dans des négociations de ce genre", a-t-il dit.
Le président Santos et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont signé le 24 novembre un accord de paix, renégocié après le rejet...


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