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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’EI cherche à se regrouper en Libye après la perte de Syrte

Les combattants du gouvernement soutenu par l’Onu nettoyent Syrte, ancien bastion de l’EI. Hani Amar/Reuters

L'organisation État islamique a perdu plusieurs figures de haut rang dans la bataille de Syrte, même si certains indices suggèrent la reconstitution dans le reste du pays de cellules et de brigades combattantes.
Certaines cellules sont déjà actives et l'État islamique est soupçonné d'être responsable d'une vingtaine d'attentats ou tentatives d'attentat au sud et à l'ouest de Syrte depuis août dernier, précise Heni Nsaibia, du cabinet de conseil en sécurité Menastream. Les responsables libyens soulignent en effet que plusieurs centaines de jihadistes ont pu réussir à s'échapper avant le lancement de la reconquête de la ville en mai dernier, ou lors des premières phases de la bataille, qui s'est achevée avec l'annonce, mardi, par les forces libyennes de la chute de la dernière poche de résistance jihadiste.
Selon des responsables des brigades de Misrata, qui ont mené l'essentiel de l'offensive, 1 700 corps de jihadistes ont été retrouvés après la prise de Syrte, mais le nombre de membres de l'EI tués pourrait être plus élevé car les jihadistes ont enterré une partie de leurs morts. Plusieurs personnalités libyennes de l'EI dont le prêcheur et commandant Hassan al-Karami ont péri dans les combats, rapportent des responsables locaux. Parmi ceux tués dans les derniers jours de la bataille figure également Abou Habib Jazraoui, un Saoudien qui aurait pris le nom d'Abdul Kader al-Najdi avant d'être nommé chef de l'EI en Libye en mars dernier. L'EI n'a pas annoncé sa mort. Selon les médias de la région, Najdi aurait cependant été remplacé en septembre dernier par un Tunisien, Jalaloudine al-Tounsi.
En octobre dernier, le chef de la branche occidentale libyenne de l'EI, Abou Houdhayfah al-Mouhajir, avait reconnu que son organisation avait souffert, mais ajoutait qu'elle continuerait son combat et attirait toujours de nombreux combattants étrangers. « La plupart de nos gens à Syrte sont partis il y a six mois dans des secteurs voisins et continuent à se déplacer », a-t-il dit à al-Nabaa, une publication de l'EI. « Les moudjahidine des provinces libyennes se portent toujours bien (...). Leurs détachements de sécurité sont toujours répartis dans toutes les villes et leurs brigades se déplacent dans l'est et l'ouest du désert. »
Avant mai, on estimait à plusieurs milliers le nombre de combattants jihadistes basés à Syrte, même si les estimations variaient largement.
(Source : Reuters)

L'organisation État islamique a perdu plusieurs figures de haut rang dans la bataille de Syrte, même si certains indices suggèrent la reconstitution dans le reste du pays de cellules et de brigades combattantes.Certaines cellules sont déjà actives et l'État islamique est soupçonné d'être responsable d'une vingtaine d'attentats ou tentatives d'attentat au sud et à l'ouest de Syrte depuis août dernier, précise Heni Nsaibia, du cabinet de conseil en sécurité Menastream. Les responsables libyens soulignent en effet que plusieurs centaines de jihadistes ont pu réussir à s'échapper avant le lancement de la reconquête de la ville en mai dernier, ou lors des premières phases de la bataille, qui s'est achevée avec l'annonce, mardi, par les forces libyennes de la chute de la dernière poche de résistance jihadiste.Selon des...
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