L'OPEP est parvenue à un accord qui devrait contribuer à atténuer la surabondance de l'offre du pétrole qui a fait chuter les prix pendant près de deux ans et demi. Cependant, certains membres du cartel en profiteront plus que d'autres.
L'Arabie saoudite et ses alliés du Golfe, y compris le Koweït, les Émirats arabes unis et le Qatar, sont les principaux contributeurs de cette baisse avec un repli de leur production respective de 486 et 210 000 barils par jour. Ces derniers comptent sur une reprise rapide des prix pour s'assurer que leurs revenus ne baissent pas et qu'ils ne perdent pas de parts de marché. L'Iran et l'Irak, qui siègent en dehors du Golfe au Moyen-Orient, ont fait moins de sacrifices. D'autres membres, du Venezuela à l'Angola, ont accepté de réduire une partie de leur production avec, au programme, une réduction de 1,2 million de barils par jour.
La réunion de l'OPEP a été une aubaine pour les brokers qui ont pu échanger des volumes record de pétrole.
Mercredi dernier, plus de 1,7 million de contrats futures de Brent avaient été échangés sur Intercontinental Exchange.
Sur le New York Mercantile Exchange du CME Group, plus de 2,4 millions de contrats futures sur le West Texas Intermediate avaient été échangés, dépassant le dernier pic de 1,9 million fixé le 9 novembre, un jour après le résultat de l'élection américaine. Les volumes d'options sur les contrats futures WTI ont également battu un record ce mardi.
La poursuite de la frénésie peut dépendre de la façon dont les membres de l'OPEP adhèrent aux engagements du niveau de production. L'incertitude pourrait dynamiser davantage les échanges.
Cet article est réalisé par Fidus


