Des milliers d'Indonésiens ont participé mercredi à des rassemblements à travers le pays, priant, chantant et appelant à l'unité avant une grande manifestation vendredi à l'appel d'islamistes contre le gouverneur chrétien de Jakarta, inculpé de blasphème.
Fait rare, les rassemblements mercredi ont été organisés par la police et l'armée estimant qu'un appel à l'unité était nécessaire après la précédente manifestation d'islamistes le 4 novembre, qui avait réuni plus de 100.000 personnes et s'était achevée dans la violence à la nuit tombée.
A Jakarta, des militaires, policiers, fonctionnaires et citoyens se sont réunis dans le parc du monument national.
"L'objectif de cet événement est d'unifier les Indonésiens. Récemment, il y a peut-être eu des tensions entre nous, mais minimisons cela et unissons-nous à nouveau", a déclaré Zamroni, l'un des organisateurs.
Vendredi, quelque 150.000 personnes sont attendues à la seconde manifestation à Jakarta à l'appel de partisans d'une ligne dure de l'islam, selon les autorités. Environ 22.000 policiers et militaires ont été mobilisés pour la sécurité.
Peu après la manifestation du 4 novembre, le gouverneur de la capitale, Basuki Tjahaja Purnama, surnommé Ahok, a été inculpé de blasphème après une déclaration controversée sur l'islam, dans le pays musulman le plus peuplé au monde.
Issu d'une double minorité -- chrétien et d'origine chinoise -- le gouverneur au franc parler avait déclaré fin septembre que l'interprétation par certains oulémas (théologiens musulmans) d'un verset du coran selon lequel un musulman ne doit élire qu'un dirigeant musulman était erronée. Ahok, candidat à sa réélection en février 2017, s'était excusé, mais la pression n'est pas retombée depuis.
Les musulmans conservateurs organisant la manifestation vendredi réclament son arrestation.
Après les scènes de violences entre forces de l'ordre et participants à l'issue du défilé le 4 novembre, le président indonésien, Joko Widodo, avait laissé entendre que le rassemblement avait été instrumentalisé dans le cadre de la campagne électorale animée, déclarant que des "responsables politiques" étaient derrière ces événements.
Fait rare, les rassemblements mercredi ont été organisés par la police et l'armée estimant qu'un appel à l'unité était nécessaire après la précédente manifestation d'islamistes le 4 novembre, qui avait réuni plus de 100.000 personnes et s'était achevée dans la violence à la nuit tombée.A Jakarta, des militaires, policiers, fonctionnaires et citoyens se sont réunis dans le parc du monument national.
"L'objectif de cet événement est d'unifier les Indonésiens. Récemment, il y a peut-être eu des tensions entre nous, mais minimisons cela et unissons-nous à...


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