Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

La Turquie devrait déjà être membre de l'UE, selon un ministre turc

La Turquie serait déjà un membre à part entière de l'Union européenne si les négociations d'adhésion étaient menées de manière "objective" du côté européen, a estimé mardi le ministre turc des Affaires européennes Omer Celik, lors d'une visite à Bruxelles.

Le pays est officiellement candidat depuis 1987 à une entrée dans l'UE, mais ces négociations n'ont commencé qu'en 2005, et elles ont avancé depuis au ralenti. Elles sont encore plus enlisées depuis les vagues de purges qui ont suivi une tentative de coup d'Etat en juillet.

"S'il y avait des négociations objectives, justes... alors il n'y aurait pas de raison pour que la Turquie ne soit pas aujourd'hui un Etat membre à part entière" de l'UE, a déclaré mardi le ministre turc.
Il a fustigé le Parlement européen, qui a demandé jeudi dernier un "gel temporaire" du processus d'adhésion de la Turquie, pour protester contre la tournure jugée autoritaire prise par le régime du président Recep Tayyip Erdogan.

Le texte voté par les eurodéputés, qui n'a pas de valeur contraignante pour l'UE, "est la résolution la plus injuste dans l'histoire", a-t-il estimé, considérant que les Européens avaient manqué de solidarité avec la Turquie lors du coup d'Etat manqué le 15 juillet.
"La Turquie est un grand pays, un pays magnifique et le peuple de ce pays vit dans le pluralisme, il défend la démocratie", a-t-il fait valoir. "S'il vous plaît, essayez d'avoir de l'empathie pour nous", a-t-il plaidé.

M. Celik doit rencontrer mercredi à Bruxelles le premier vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, ainsi que les commissaires chargés des migrations et de la sécurité. Leur rencontre sera consacrée aux relations entre l'UE et la Turquie, a simplement indiqué l'exécutif européen.
"Nous n'avons pas encore refermé le livre de l'UE (...) mais le tableau actuel ne nous permet pas d'avoir des attentes optimistes", a déclaré de son côté mardi M. Erdogan, lors d'un discours à Istanbul. "Il existe pour la Turquie de très nombreuses alternatives" à l'UE, a-t-il ajouté.

A l'exception de l'Autriche, les pays membres de l'Union sont jusqu'à présent opposés à un arrêt des négociations avec la Turquie, en dépit du fossé qui se creuse avec Ankara.

La Turquie serait déjà un membre à part entière de l'Union européenne si les négociations d'adhésion étaient menées de manière "objective" du côté européen, a estimé mardi le ministre turc des Affaires européennes Omer Celik, lors d'une visite à Bruxelles.
Le pays est officiellement candidat depuis 1987 à une entrée dans l'UE, mais ces négociations n'ont commencé qu'en 2005, et elles ont avancé depuis au ralenti. Elles sont encore plus enlisées depuis les vagues de purges qui ont suivi une tentative de coup d'Etat en juillet.
"S'il y avait des négociations objectives, justes... alors il n'y aurait pas de raison pour que la Turquie ne soit pas aujourd'hui un Etat membre à part entière" de l'UE, a déclaré mardi le ministre turc.Il a fustigé le Parlement européen, qui a demandé jeudi dernier un "gel...