Rechercher
Rechercher

Économie - Rapport

L’OCDE dit non au protectionnisme, mais oui à la relance budgétaire

L'institution table sur une « modeste » reprise de la croissance mondiale en 2018, soutenue notamment par les États-Unis de Donald Trump.

L’OCDE réclame depuis deux ans une hausse de la dépense publique pour sortir l’économie mondiale du « piège de la croissance molle ». Éric Piermont/AFP

L'OCDE a lancé hier un avertissement contre la tentation du protectionnisme tout en prônant la relance budgétaire pour doper la croissance, après la victoire aux États-Unis du président élu Donald Trump, qui promet un plan d'investissements massifs mais aussi des barrières pour le commerce mondial.
« Si les pays ont de plus en plus recours au protectionnisme, cette tendance se poursuivra avec d'autres pays prenant des mesures de rétorsion à leur tour, avec un commerce mondial qui va empirer », a prévenu le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, lors de la présentation des perspectives mondiales pour 2018 de l'institution basée à Paris. « Le protectionnisme et les inévitables représailles commerciales qui s'ensuivront pourraient fortement atténuer les effets des initiatives budgétaires », a renchéri la chef économiste de l'OCDE Catherine Mann, sans mentionner le nom du président américain élu qui a promis une longue série de mesures protectionnistes, comme des taxes sur les importations de produits chinois ou la renégociation d'accords commerciaux.
En revanche, son plan d'investissements d'environ 550 milliards de dollars pour rénover les infrastructures est reçu positivement par l'OCDE, M. Gurria n'hésitant d'ailleurs pas à dire qu'il correspond à ce que son institution, basée à Paris, réclame depuis deux ans: une hausse de la dépense publique pour sortir l'économie mondiale du « piège de la croissance molle. » Un message que certains pays comme le Japon ou le Canada ont déjà entendu et qui pourrait donner une impulsion à la croissance à partir de 2018: « Nous voyons des signaux positifs », a souligné le secrétaire général.

Rebond de la croissance mondiale
L'OCDE a ainsi maintenu sans changement sa prévision de croissance mondiale pour 2016 à 2,9 % et relevé très légèrement celle de 2017 de 0,1 point de pourcentage, à 3,3 %. Mais pour 2018, elle s'attend à un rebond « modeste » de la croissance mondiale qui atteindrait 3,6 %, soutenue par... les États-Unis de Donald Trump qui devraient renouer avec une croissance vigoureuse de 3 % en 2018, le double de cette année (1,5 %) et plus encore que le 2,3 % attendus pour 2017. Aux États-Unis, « les signaux émis jusqu'à présent pointent vers une politique expansionniste », s'est réjoui M. Gurria. Pour le Canada, la croissance devrait passer de 1,2 % cette année à 2,3 % en 2018.
En revanche, la zone euro reste agrippée à une croissance molle, comme le constate l'OCDE. « Il y a plusieurs pays de la zone euro » parmi ceux disposant d'une marge de manœuvre nécessaire pour relancer les investissements ou pour baisser les impôts, a constaté Mme Mann qui appelle tous les pays à agir « collectivement. » Parmi ces États, figure notamment l'Allemagne qui dégage de colossaux excédents budgétaires.
Or, il y a urgence pour M. Gurria. « Les taux bas constituent une opportunité pour réduire le coût du service de la dette et pour augmenter la marge de manœuvre budgétaire, et cette fenêtre pourrait ne pas rester ouverte longtemps » a-t-il prévenu.
Quant au Royaume-Uni, l'OCDE maintient son pessimisme après le référendum sur le Brexit. Si elle revoit légèrement à la hausse sa prévision de croissance pour cette année à 2 % (+0,2 point), elle s'attend à un coup de frein l'année prochaine avec une croissance qui devrait chuter à 1,2 % et ralentir encore en 2018, à 1 %.
L'organisation s'attend aussi à la poursuite du ralentissement de l'économie chinoise, dont la croissance devrait atteindre 6,7 % cette année, soit 0,2 point de plus que prévu, mais descendre à 6,4 % l'an prochain et 6,1 % en 2018.
(Source: AFP)

L'OCDE a lancé hier un avertissement contre la tentation du protectionnisme tout en prônant la relance budgétaire pour doper la croissance, après la victoire aux États-Unis du président élu Donald Trump, qui promet un plan d'investissements massifs mais aussi des barrières pour le commerce mondial.« Si les pays ont de plus en plus recours au protectionnisme, cette tendance se poursuivra avec d'autres pays prenant des mesures de rétorsion à leur tour, avec un commerce mondial qui va empirer », a prévenu le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, lors de la présentation des perspectives mondiales pour 2018 de l'institution basée à Paris. « Le protectionnisme et les inévitables représailles commerciales qui s'ensuivront pourraient fortement atténuer les effets des initiatives budgétaires », a renchéri la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut