Liban

L’apparition vocale d’Assange bouleverse les réseaux sociaux

OLJ
28/11/2016

La star de la cinquième édition du forum Free Connected Minds organisé par la Fondation May Chidiac a sans conteste été... une voix (caverneuse) : celle du très controversé Julian Assange, dont la réapparition a suscité un véritable émoi sur les réseaux sociaux, certains mettant en doute la crédibilité de l'entretien mené par la journaliste de la Future TV, Youmna Naufal, et réclamant une preuve qu'il ne s'agit pas d'une contrefaçon. Et pour cause : le cybermilitant, qui vit réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres depuis juin 2012 par crainte de poursuites internationales et/ou américaines, est tenu pour mort, selon certaines rumeurs, et n'a plus fait d'apparition au balcon de l'ambassade depuis un moment. Il est également privé d'Internet depuis qu'il a révélé des documents propres au Parti démocrate prouvant la partialité de l'appareil du parti durant les primaires en faveur de Hillary Clinton, contre son rival Bernie Sanders. Pourtant, aucune place au doute pour les personnes présentes dans la salle sur l'authenticité de l'entretien mené en direct par Mme Naufal. D'entrée de jeu, M. Assange évoquera la mort de Fidel Castro, annoncée à peine quelques heures auparavant, histoire de prouver l'authenticité de l'entretien, et montrer par ailleurs qu'il est toujours vivant. Durant ce jeu de questions-réponses – passionnant pour les aficionados, quelque peu ennuyeux pour les sceptiques et les iconoclastes –, le fondateur de WikiLeaks cultivera le parallèle avec le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, « qui a les mêmes considérations sécuritaires que moi », et démentira mordicus toutes les rumeurs et accusations qui pèsent contre lui au sujet d'une partialité en faveur de la Russie, de Donald Trump, ou de l'Iran. Il affirmera également que son équipe est toujours, contrairement aux rumeurs, en possession des clés du compte WikiLeaks. Il s'en donnera enfin à cœur joie contre Hillary Clinton, qui, « selon les standards de la politique libanaise, est proche de l'Arabie saoudite », avant de la dénoncer comme la fille chérie de l'establishment politique américain, « dévorée par sa quête du pouvoir ». L'occasion également de rendre hommage à son avocate, Amal Clooney, mais de lui lancer aussi une pointe assassine, en faisant allusion à une soirée de soutien organisée par George Clooney en faveur de la candidate Clinton, qui expliquerait sans doute le silence, depuis des mois, de l'avocate vis-à-vis de la cause de son client...

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué