Les centrales au charbon rejettent environ 10 % des émissions totales de GES au Canada. Archives AFP
Le Canada va fermer ses centrales électriques au charbon et affiche des objectifs ambitieux pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre en dépit d'une poursuite de l'exploitation pétrolière polluante des sables bitumineux. Ces centrales au charbon fermeront d'ici à 2030 afin d'accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le cadre de l'accord de Paris sur le climat, a annoncé hier la ministre de l'Environnement, Catherine McKenna. Situées dans quatre provinces, les centrales rejettent environ 10 % des émissions totales de GES au Canada et leur fermeture équivaudra à retirer 1,3 million de voitures de la circulation, a dit Mme McKenna lors d'une conférence de presse. Mme McKenna a fixé comme nouvel objectif de réduire de 80 % les émissions de GES d'ici à 2050 par rapport au niveau de 2005.
Les écologistes et une partie de l'opposition reprochaient jusqu'à maintenant au gouvernement libéral de Justin Trudeau de travailler sur une base de réduction de 30 % de ces émissions d'ici à 2030 qu'avait fixée mi-2015 le précédent gouvernement conservateur avant la conférence de Paris sur le climat. La province pétrolière de l'Alberta avait déjà annoncé son intention de fermer ses centrales au charbon d'ici à 2030 et de réduire ainsi de 10 millions de tonnes ses émissions de GES.
Environ 80 % de l'électricité produite au Canada provient actuellement d'énergies renouvelables et l'objectif est de faire passer cette proportion à 90 % vers 2030, a précisé Mme McKenna. Les provinces pourront soit fermer complètement leurs centrales au charbon, soit avoir recours « à des technologies de capture et d'entreposage du carbone », comme la Saskatchewan le fait déjà, a-t-elle indiqué. Des mesures supplémentaires seront prochainement annoncées pour les centrales au gaz naturel, a-t-elle encore promis.
Jean-Thomas Bernard, spécialiste de l'énergie à l'Université d'Ottawa, a relativisé cette annonce en soulignant que « le charbon était relativement peu important dans le contexte canadien. » Le plus dur pour le gouvernement de Justin Trudeau reste encore à venir, car il n'a pas fixé d'objectifs de réduction pour le secteur pétrolier, principale source de l'augmentation des émissions de GES du Canada ces dernières années. La stratégie dévoilée par Mme McKenna passe également sous silence le débat en cours au Canada sur la construction ou non de nouveaux oléoducs pour désenclaver la production pétrolière de l'Alberta et qui contribuerait à augmenter les émissions.
Justin Trudeau doit arbitrer début décembre les mesures nécessaires à la mise en place de la stratégie de réduction des émissions de GES, comme une taxe carbone progressive.
(Source : AFP)


...Alors que le président élu du voisin du Sud promet la réouverture de toutes le mines de charbon, reprise du fracking hyper-polluant, car il fait partie d'un groupe de WASP américains, style cow-boy qui croient que la terre a 4000 ans d'âge, ne croient pas dans la théorie de l'évolution, ni du réchauffement climatique et attendent le retour de leur Messie! Vous me parlez d'une absurdité et irresponsabilité à l'échelle planétaire! Ce n'est pas pour rien que le génial Stephen Hawkins a prévu la fin de l'humanité sur terre dans quelques siècles si on continue de polluer et détruire la planète de cette sorte.
15 h 17, le 22 novembre 2016