En octobre, le PMI-composite en zone euro est remonté à 53,3 points, son meilleur niveau depuis janvier. Cela venait d'une nette amélioration de l'indice PMI allemand (confirmée par l'enquête Ifo) et d'une relative stabilité dans le reste de la zone. Avec la fin de la récession pétrolière, augurant d'une reprise des dépenses d'investissement, la confiance des industriels et des exportateurs s'améliore. C'est un signal positif, mais les perspectives de croissance dépendent avant tout de la demande intérieure. Si l'emploi se redresse petit à petit, ce qui est positif pour les ménages, l'investissement en construction reste faible, car la périphérie n'est pas encore totalement remise de sa crise immobilière. À court terme, le facteur d'incertitude principal est politique. Au vu des sondages, Matteo Renzi est en mauvaise posture pour gagner son référendum constitutionnel le 4 décembre. Le même jour, en Autriche, le candidat d'extrême-droite a des chances de remporter l'élection présidentielle. À chaque fois, les observateurs diront que le « système » a perdu – comme avec le Brexit et Trump – et ne manqueront pas de prédire pour 2017 l'élection de Marine Le Pen en France et le rejet d'Angela Merkel en Allemagne. Avec un PMI au voisinage de 53 points, on a une croissance du PIB réel en zone euro qui tourne à 1,7 % par an. Pour passer le seuil des 2 %, il faudrait que l'indice PMI se dirige vers les 54 points.
Cet article est réalisé par Fidus



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