Le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, s'est rendu lundi au palais de Baabda d'où il a affirmé être en accord avec le président de la République Michel Aoun, avant de pointer du doigt sans les nommer ceux qu'il estime être responsables du retard dans la formation du gouvernement.
"Nous sommes d'accord avec le chef de l’État sur toutes les questions, il y a certains obstacles, et ceux qui font obstruction sont connus", a déclaré à la presse M. Hariri, dans des propos rapportés par l'Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Les tractations du week-end menées dans les coulisses entre Baabda, Aïn el-Tiné et la Maison du Centre n'ont en effet pas permis d'aplanir les obstacles politico-communautaires qui se dressent devant la naissance du cabinet. On se retrouve donc pratiquement à la case départ avec, pour constante, les tiraillements larvés entre Aïn el-Tiné et Baabda qui traduisent plus une crise de confiance qu'un simple bras de fer autour de la répartition des portefeuilles ministériels.
Ni le président du Parlement Nabih Berry ni Michel Aoun ne sont disposés à jeter du lest par rapport au nœud que représente notamment le désir du président de la République de nommer un ministre chiite. Entre les deux, c'est la guerre des conditions qui est déclarée. Pour accepter que Baabda nomme un ministre chiite – qu'il avait initialement refusé – en même temps que deux autres, un chrétien qui serait Habib Frem, et un sunnite qui serait Fayçal Karamé, Nabih Berry exige de connaître au préalable l'identité du ministrable, ce que le président Aoun refuse, partant du principe que le tandem Berry-Hezbollah est représenté par cinq ministres et qu'il lui appartient de nommer un ministre chiite qui serait à égale distance de tout le monde.
"Nous sommes d'accord avec le chef de l’État sur toutes les questions, il y a certains obstacles, et ceux qui font obstruction sont connus", a déclaré à la presse M. Hariri, dans des propos rapportés par l'Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Les tractations du week-end menées dans les coulisses entre Baabda, Aïn el-Tiné et la Maison du Centre n'ont en effet pas permis d'aplanir les obstacles politico-communautaires qui se dressent devant la naissance du cabinet. On se retrouve donc pratiquement à la case départ...


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