Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a confié au quotidien an-Nahar dans son édition de lundi que la France ne prévoyait pas une conférence de type "Paris IV", mais plutôt une réunion de soutien au Liban.
Le 7 novembre, le ministre libanais de l'Intérieur, Nohad Machnouk, avait annoncé que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, avait été informé par des responsables français qu'ils avaient entamé des efforts en vue de réunir une conférence de soutien au Liban sous le nom de "Paris IV". Cette conférence permettra d'apporter un soutien moral et financier au nouveau mandat libanais, avait souligné M. Machnouk.
Les trois précédentes conférences de soutien au Liban tenues à Paris avaient été organisées à l'initiative de l'ancien président Jacques Chirac en 2001, 2002 et 2007. Lors de Paris III, trente-six pays et quatorze organisations et organismes internationaux ont consenti au Liban une aide de 7,7 milliards de dollars.
"Ce que la France fait en ce moment, c'est préparer la prochaine réunion à Paris du groupe international de soutien au Liban", a expliqué le chef du Quai d'Orsay, après avoir démenti la tenue d'un "Paris IV". Ce groupe est formé par les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, l'Union européenne, la Ligue arabe, le Haut-commissariat pour les réfugiés, la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement.
M. Ayrault a fait savoir qu'il s'engageait personnellement pour la tenue de cette réunion de soutien et a affirmé que la France est prête à assurer tout ce dont le Liban a besoin afin de se relever. Le chef de la diplomatie française n'a toutefois pas donné de date précise pour cette réunion en gestation. Paris attendrait la formation du gouvernement libanais qui sera présidé par Saad Hariri.
Concernant le "Donas", le contrat tripartite (Liban-France-Arabie saoudite) prévoyant une aide de 3 milliards de dollars à l'armée libanaise, que les dirigeants saoudiens avaient gelée en février dernier en laissant entendre qu'il pourrait en être question à nouveau dès l'amélioration de la situation au Liban, M. Ayrault a fait état d'une certaine stagnation. "Le signal doit parvenir des Libanais d'abord, par le biais de la formation d'un gouvernement (...)". "Les Saoudiens ne donneront pas le signal, ce sont les Libanais qui le feront, et nous sommes confiants que les Libanais parviendront à former un gouvernement", a ajouté M. Ayrault.
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Le 7 novembre, le ministre libanais de l'Intérieur, Nohad Machnouk, avait annoncé que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, avait été informé par des responsables français qu'ils avaient entamé des efforts en vue de réunir une conférence de soutien au Liban sous le nom de "Paris IV". Cette conférence permettra d'apporter un soutien moral et financier au nouveau mandat libanais, avait souligné M. Machnouk.
Les trois précédentes conférences de soutien au Liban tenues à Paris avaient été organisées à l'initiative de l'ancien président Jacques Chirac en 2001, 2002 et 2007....


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