L'organisation Amnesty International a dénoncé vendredi les effets "destructeurs" pour la société civile russe d'une loi controversée signée par le président Vladimir Poutine en 2012, qui a vu près de 150 ONG qualifiées d'"agent de l'étranger".
"Cette loi a été crée pour entraver, stigmatiser et faire taire les ONG critiques du pouvoir. Elle a happé un large spectre d'organisations dans ses filets et a eu un impact considérable" pour la société civile en Russie, résume l'organisation basée à Londres dans un rapport présenté à Moscou.
La loi oblige les ONG qui reçoivent un financement étranger et qui ont une "activité politique", une formule particulièrement floue, à s'enregistrer en tant qu'"agent de l'étranger" et à s'afficher en tant que telle dans toute communication ou activité publiques.
Selon Amnesty International, depuis son adoption, 148 ONG ont été forcées par la justice de s'enregistrer en tant qu'"agent de l'étranger", que ce soient des organisations de défense des droits de l'Homme ou des électeurs, de préservation de l'environnement ou même de lutte contre le sida.
Ce qualificatif d'"agent de l'étranger", présenté comme une simple formalité par les autorités mais qui rappelle celui dont étaient affublés les dissidents pendant l'époque soviétique, est particulièrement "destructeur" pour ces organisations, souligne Amnesty.
"Plus d'une centaine d'ONG ont vu leurs fonds se réduire, leur réputation souillée et leurs employés intimidés sous cette loi draconienne", tandis que 27 d'entre elles ont tout simplement fermé, affirme l'organisation.
"Il est assez clair que l'objectif principal des autorités russes est d'étouffer l'émergence d'une société civile critique et de la remplacer par une société docile et dépendante du gouvernement", note Amnesty.
Les locaux d'Amnesty International à Moscou ont été fermés début novembre par les autorités municipales, qui ont invoqué des "arriérés de loyers".
La loi sur les "agents de l'étranger" a été complétée en 2015 par une autre permettant d'interdire dans le pays les actions d'organisations jugées "indésirables".
"Cette loi a été crée pour entraver, stigmatiser et faire taire les ONG critiques du pouvoir. Elle a happé un large spectre d'organisations dans ses filets et a eu un impact considérable" pour la société civile en Russie, résume l'organisation basée à Londres dans un rapport présenté à Moscou.La loi oblige les ONG qui reçoivent un financement étranger et qui ont une "activité politique", une formule particulièrement floue, à s'enregistrer en tant qu'"agent de l'étranger" et à s'afficher en tant que telle dans toute communication ou activité publiques.
Selon Amnesty...


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