Une ONG égyptienne s'occupant de victimes de torture a annoncé jeudi la levée d'un gel de ses avoirs financiers, imposé il y a une semaine alors que le président Abdel Fattah al-Sissi est accusé de réprimer les organisations de la société civile.
En février et en avril déjà, les autorités avaient tenté de fermer le Centre el-Nadeem pour la réhabilitation des victimes de violence et de torture. Et la semaine dernière, le compte en banque de l'organisation avait été gelé sur décision de la Banque centrale, pour des questions de statut légal.
"Le gel a été levé mercredi, après présentation d'un document prouvant que nous ne sommes pas soumis à la loi régissant les associations de la société civile ", a indiqué à l'AFP l'une des fondatrices du centre el-Nadeem, Suzanne Fayad.
Les ONG égyptiennes ou étrangères tombent en principe sous le coup d'une loi particulièrement restrictive datant de l'ère de l'ex-président Hosni Moubarak, chassé en 2011 par une révolte populaire.
Mme Fayad a expliqué à l'AFP que le centre était notamment enregistré en tant que "clinique médicale" auprès du ministère de la Santé et le syndicat des médecins.
Le Centre el-Nadeem fournit un soutien psychologique aux victimes de la torture et de violences et examine les plaintes de tortures dans les lieux de détention et les prisons ainsi que celles des familles de personnes portées disparues.
Depuis qu'il a destitué en 2013 le président islamiste Mohamed Morsi, l'ex-chef de l'armée Sissi réprime toute forme d'opposition.
Dans le cadre d'une vaste enquête sur les financements étrangers de la société civile, plusieurs défenseurs des droits de l'Homme se sont vus interdits de sortie du territoire, ou ont vu leurs avoirs gelés.
Parallèlement, mardi soir, le Parlement égyptien a approuvé un nouveau projet de loi visant à réguler les activités des ONG en Egypte. Après sa révision par le conseil d'Etat, les députés devront se prononcer une nouvelle fois sur ce texte, jugé répressif par ses détracteurs.
Le nouveau projet prévoit notamment des peines allant jusqu'à cinq ans de prison et des amendes pouvant atteindre un million de livres égyptiennes (59.000 euros) pour tout contrevenant aux dispositions de la loi.
En février et en avril déjà, les autorités avaient tenté de fermer le Centre el-Nadeem pour la réhabilitation des victimes de violence et de torture. Et la semaine dernière, le compte en banque de l'organisation avait été gelé sur décision de la Banque centrale, pour des questions de statut légal.
"Le gel a été levé mercredi, après présentation d'un document prouvant que nous ne sommes pas soumis à la loi régissant les associations de la société civile ", a indiqué à l'AFP l'une des fondatrices du centre el-Nadeem, Suzanne Fayad.
Les ONG égyptiennes ou...


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