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Le Premier ministre français appelle l'Allemagne à "investir davantage" pour la croissance

Le Premier ministre français Manuel Valls, en visite à Berlin, a appelé jeudi l'Allemagne à "investir davantage" pour relancer la croissance en Europe, jugeant qu'"une politique de croissance ne peut se résumer à réduire les coûts salariaux et les déficits publics".
"Si l'Allemagne a attendu la France, la France désormais attend l'Allemagne" sur cette question, a-t-il dit lors d'un forum économique organisé par le quotidien Süddeutsche Zeitung dans la capitale allemande.

M. Valls a rangé la première économie européenne parmi "les pays qui ont des marges" budgétaires, et a appelé plus largement l'UE à investir "dans la croissance de demain", en soutenant l'économie numérique, la recherche et la formation.
"Il faut que l'Union européenne s'en donne les moyens (...) Elle en a la capacité en s'endettant", a-t-il estimé.

L'UE avait invité mercredi les bons élèves de la zone euro, comme le Luxembourg, les Pays-Bas et surtout l'Allemagne, à "dépenser et investir plus pour eux-mêmes, dans l'intérêt de tous", afin de soutenir la reprise.
Selon la prescription européenne, cette "expansion budgétaire" pourrait atteindre jusqu'à 0,5% du PIB de la zone euro prise dans son ensemble.

L'Allemagne, apôtre des politiques d'austérité pour réduire les déficits et la dette de ses partenaires européens, est régulièrement accusée de ne pas en faire assez pour aider à la relance des économies européennes.

Le Premier ministre français Manuel Valls, en visite à Berlin, a appelé jeudi l'Allemagne à "investir davantage" pour relancer la croissance en Europe, jugeant qu'"une politique de croissance ne peut se résumer à réduire les coûts salariaux et les déficits publics"."Si l'Allemagne a attendu la France, la France désormais attend l'Allemagne" sur cette question, a-t-il dit lors d'un forum économique organisé par le quotidien Süddeutsche Zeitung dans la capitale allemande.
M. Valls a rangé la première économie européenne parmi "les pays qui ont des marges" budgétaires, et a appelé plus largement l'UE à investir "dans la croissance de demain", en soutenant l'économie numérique, la recherche et la formation."Il faut que l'Union européenne s'en donne les moyens (...) Elle en a la capacité en s'endettant", a-t-il...