Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé une nouvelle initiative de paix pour le Yémen impliquant un cessez-le-feu à partir de jeudi et un "nouveau gouvernement d'union nationale" avant la fin de l'année, une proposition aussitôt rejetée par le gouvernement.
Les rebelles chiites Houthis pro-iraniens se "sont déclarés favorables" au cessez-le-feu, "à condition que les autres parties le respectent", a déclaré M. Kerry à quelques journalistes lors d'une brève visite mardi à Abou Dhabi.
Les Emiratis et les Saoudiens, les deux piliers de la coalition arabe qui intervient au Yémen en soutien au gouvernement, "ont donné leur accord pour avancer" dans cette direction, a-t-il assuré.
M. Kerry a également évoqué la mise en place d'un "nouveau gouvernement d'union nationale dans (la capitale yéménite) Sanaa sécurisée, cela avant la fin de l'année".
Le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi a vivement réagi à la proposition du chef du département d'Etat qui quittera ses fonctions avec l'administration Obama en janvier.
"Le gouvernement yéménite n'est pas au courant des déclarations de M. Kerry et ne s'estime pas tenu par ces déclarations", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Abdel Malek al-Mekhlafi.
Ces déclarations sont une "tentative de faire dérailler les efforts de paix et une tentative de parvenir à un accord avec les Houthis sans le gouvernement", a ajouté M. Mekhlafi.
La guerre au Yémen a débuté lorsque les Houthis, aidés par des forces loyales à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, sont entrés dans Sanaa en septembre 2014. Les rebelles se sont ensuite emparés de vastes régions, poussant à l'exil le président Hadi qui s'est réfugié en Arabie saoudite.
En mars 2015, l'Arabie saoudite a pris la tête d'une coalition militaire arabo-sunnite pour tenter de repousser les rebelles, mais le conflit, qui a fait plus de 7.000 morts et près de 37.000 blessés, s'est enlisé depuis.
Six tentatives de cessez-le-feu ont échoué. La dernière en date le 20 octobre, sous l'impulsion de Washington, de Londres et de l'Onu, a volé en éclats dès son entrée en vigueur.
Les rebelles chiites Houthis pro-iraniens se "sont déclarés favorables" au cessez-le-feu, "à condition que les autres parties le respectent", a déclaré M. Kerry à quelques journalistes lors d'une brève visite mardi à Abou Dhabi.
Les Emiratis et les Saoudiens, les deux piliers de la coalition arabe qui intervient au Yémen en soutien au gouvernement, "ont donné leur accord pour avancer" dans cette direction, a-t-il assuré.M. Kerry a également évoqué la mise en place d'un "nouveau gouvernement d'union nationale dans (la capitale yéménite) Sanaa...


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