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Moyen Orient et Monde - Bulgarie

Avec le nouveau président, Moscou veut se rapprocher de Sofia

Le nouveau président bulgare, Roumen Radev. Nikolay Doychinov/AFP

La Bulgarie est entrée en territoire inconnu hier après la démission de son Premier ministre, l'europhile Boïko Borissov, et l'élection d'un président conciliant vis-à-vis de la Russie, qui espère se rapprocher de Sofia.
Le conservateur Boïko Borissov, admirateur déclaré de la chancelière Angela Merkel, a remis sa démission hier au Parlement bulgare, deux ans avant la fin de son mandat.
Élu dimanche, le futur chef de l'État Roumen Radev, 53 ans, s'est aussitôt engagé à « travailler en vue d'une levée des sanctions » européennes imposées à la Russie. Il s'est réjoui que le nouveau président américain, Donald Trump, veuille favoriser le dialogue avec Moscou.
Pas en reste, le Kremlin a dit souhaiter une plus grande « coopération » avec la Bulgarie, pays « très important » en raison de ses liens historiques et culturels avec la Russie.
Avec 59,35 % des suffrages, la confortable victoire de l'ancien chef de l'armée de l'air, soutenu par les socialistes (PSB, ex-communiste), a sonné comme un désaveu cinglant pour le Premier ministre au pouvoir depuis fin 2014. Sa candidate, Tsetska Tsatcheva, présidente du Parlement, n'a pas convaincu.
Elle traduit également un « contexte international qui encourage la volonté de changement », selon Parvan Simeonov, directeur de l'institut Gallup. Et de citer « l'écroulement des autorités traditionnelles en Europe occidentale » et l'élection de Donald Trump. S'y ajoute une Union européenne en plein doute sur son avenir, confrontée à une montée en puissance des courants populistes et fragilisée par le Brexit.
L'élection de Roumen Radev, novice en politique, est la « réalisation d'un scénario prorusse » et une aubaine pour Moscou qui cherche des alliés au sein de l'UE et de l'Otan, estime Antoniy Galabov, politologue à la Nouvelle Université bulgare.
(Source : AFP)

La Bulgarie est entrée en territoire inconnu hier après la démission de son Premier ministre, l'europhile Boïko Borissov, et l'élection d'un président conciliant vis-à-vis de la Russie, qui espère se rapprocher de Sofia.Le conservateur Boïko Borissov, admirateur déclaré de la chancelière Angela Merkel, a remis sa démission hier au Parlement bulgare, deux ans avant la fin de son mandat.Élu dimanche, le futur chef de l'État Roumen Radev, 53 ans, s'est aussitôt engagé à « travailler en vue d'une levée des sanctions » européennes imposées à la Russie. Il s'est réjoui que le nouveau président américain, Donald Trump, veuille favoriser le dialogue avec Moscou.Pas en reste, le Kremlin a dit souhaiter une plus grande « coopération » avec la Bulgarie, pays « très important » en raison de ses liens...
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