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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Donald Trump tente de rassurer une Amérique divisée

Le bal des nominations pour les proches conseillers du président élu a commencé.

Steve Mnuchin, ancien de la grande banque d’investissement Goldman Sachs, discutant avec les journalistes à son arrivée à la tour Trump pour rencontrer le président élu. Jewel Samad/AFP

Donald Trump se lance dans une semaine intense de sélection des figures-clés de son administration, après avoir tenté de convaincre une Amérique divisée – et le monde – de ne pas avoir peur de sa future politique.
Le bal des proches conseillers a repris dès le début de matinée hier à la tour Trump, en plein cœur de Manhattan, où les trois enfants adultes du milliardaire – Ivanka, Eric et Donald Jr – qui font partie de l'équipe de transition chargée de déterminer le visage de la prochaine administration Trump, sont arrivés parmi les premiers.
Peu après, l'un des candidats potentiels au poste de secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, ancien de la grande banque d'investissement Goldman Sachs, s'est à son tour engouffré dans un ascenseur de la tour Trump, décoré d'une photo du prochain président américain. « Je suis ici pour aider à la transition cette semaine, il y a beaucoup de travail », a-t-il dit aux journalistes, esquivant une question sur sa volonté d'occuper ce poste.
Donald Trump « se prépare » à diriger l'Amérique, a expliqué hier le futur secrétaire général de la Maison-Blanche, Reince Priebus.

Une personnalité d'extrême droite
Dans ses 100 premiers jours à la tête du pays, M. Trump aura pour priorités de s'attaquer à l'immigration illégale, de baisser les impôts, de réfléchir à la place des États-Unis dans le monde en définissant de grands axes de politique étrangère et de réformer la loi sur l'assurance-santé Obamacare, a-t-il souligné.
« Nous avons l'opportunité de faire tout cela étant donné que nous avons la Chambre des représentants et le Sénat, et nous avons un Congrès qui a hâte de faire ce travail », a déclaré Reince Priebus sur ABC, rappelant la « victoire écrasante » des républicains le 8 novembre. « Je trouve le président élu très calme, posé et serein », a-t-il ajouté, alors que la personnalité explosive de Donald Trump, habitué des salves polémiques, inquiète. Reince Priebus devrait tenter de panser les plaies d'un Parti républicain qui s'est déchiré pendant la campagne.
Face à cette figure de l'establishment si souvent décrié par le milliardaire en campagne, Donald Trump a annoncé une nomination controversée au poste de haut conseiller et chef de la stratégie : Steve Bannon, une personnalité d'extrême-droite très influente, notamment par son site Breitbart News. Steve Bannon avait dirigé la campagne de Donald Trump à partir d'août. Sa nomination a soulevé une vague d'indignation du côté des associations antiracisme.
Sur la scène internationale, le président chinois Xi Jinping et Donald Trump se sont enfin entretenus au téléphone hier, près d'une semaine après son élection. Ils « se sont mis d'accord pour maintenir des contacts étroits, bâtir une bonne relation de travail et pour se rencontrer bientôt », a indiqué la télévision d'État chinoise CCTV sur son site Internet.
Un contraste saisissant avec le langage employé lors de sa campagne par le républicain, qui avait traité la Chine d'« ennemie » et l'avait accusée de « violer » les États-Unis, dénonçant la concurrence commerciale de Pékin.

« N'ayez pas peur »
Donald Trump avait aussi offert un visage plus conciliant lors de son premier entretien diffusé sur CBS, tentant d'apaiser les craintes suscitées par son élection. « N'ayez pas peur », a lancé le président élu en s'adressant aux milliers de personnes qui manifestent quotidiennement dans plusieurs grandes villes américaines, dont New York, Los Angeles et Chicago.
Il a également condamné les actes de violence et de harcèlement contre des minorités (musulmans, Noirs ou Hispaniques) qui, selon l'opposition démocrate et des associations, se sont multipliés depuis son élection.
Au cours de cet entretien, le président élu a confirmé qu'il nommerait à la Cour suprême des juges anti-avortement et favorables au port d'armes à feu.
Il s'est aussi montré très ferme sur plusieurs dossiers-clés de son agenda conservateur, comme l'avortement ou l'immigration, indiquant vouloir expulser jusqu'à trois millions de clandestins, sur les 11 millions, surtout latino-américains, qui vivraient aux États-Unis, selon les estimations.
Élu sur un programme populiste de rejet des élites, Donald Trump a annoncé qu'il renonçait à sa rémunération de président, qui se monte à environ 400 000 dollars par an, lui dont la fortune personnelle a été estimée par le magazine Forbes à 3,7 milliards de dollars.
(Source : AFP)

Donald Trump se lance dans une semaine intense de sélection des figures-clés de son administration, après avoir tenté de convaincre une Amérique divisée – et le monde – de ne pas avoir peur de sa future politique.Le bal des proches conseillers a repris dès le début de matinée hier à la tour Trump, en plein cœur de Manhattan, où les trois enfants adultes du milliardaire – Ivanka, Eric et Donald Jr – qui font partie de l'équipe de transition chargée de déterminer le visage de la prochaine administration Trump, sont arrivés parmi les premiers.Peu après, l'un des candidats potentiels au poste de secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, ancien de la grande banque d'investissement Goldman Sachs, s'est à son tour engouffré dans un ascenseur de la tour Trump, décoré d'une photo du prochain président américain. « Je...
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